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Procès des attentats de Trèbes et Carcassonne : à la barre, le père de Marine Pequignot nie avoir eu connaissance de la radicalisation de sa fille

Le père de Marine Pequignot, accusée d’association de malfaiteurs terroriste, a témoigné au procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, lundi 12 février. À la cour, il décrit les traits de personnalité de sa fille et nie s’être aperçu de son caractère radicalisé. Il n’aurait pas eu connaissance de son ex-petite amie, Radouane Lakdim l’auteur des faits.

Sous son bras gauche, il tient une bouteille en plastique et son manteau marron clair. Il pose ses affaires sur la petite table disposée à côté de la barre de la cour d’assises spéciale au procès des attentats de Carcassonne et de Trèbes. Le père de Marine Pequignot, l’ancienne petite amie de Radouane Lakdim accusée d’association de malfaiteurs terroriste, est entendu en tant que témoin.

Tout ce que Marine a fait avec lui, c’était en cachette

Il dresse le portrait de sa fille avec son regard de père à la cour, ce lundi 12 février : « Elle est très sociable et elle aime se maquiller. Aujourd’hui, elle n’a plus le droit de paraître à Carcassonne, elle vit à Marseille. Elle devrait signer un CDI le 26 février si tout va bien », détaille-t-il au président Laurent Raviot. Mais cela dépendra du verdict qui devrait être prononcé le 23 février prochain par la cour d’assises spéciale au procès des attentats de Trèbes et Carcassonne.

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Son récit tourne court. Le magistrat l’interroge alors sur sa connaissance de Radouane Lakdim : « Je n’ai jamais vu cet homme de ma vie. Tout ce que Marine a fait avec lui, c’était en cachette », lance-t-il. Concernant la radicalisation de sa fille ? Il ne l’a pas su. « Je ne l’ai jamais vu porter le voile. Quand on était à la plage, en vacances, elle était toujours en bikini deux pièces. »

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Le 21 mars 2017, Marine Pequignot est fichée S. Les services de renseignements contactent alors la mère de l’accusée. Elle aurait demandé au commissariat qu’elle voulait faire un signalement pour que sa fille ne quitte pas le territoire. Cette discussion concernant Marine, les parents Pequignot ne l’auraient jamais eu avant le passage à l’acte de Radouane Lakdim, selon le père de famille. « J’ai été mis au courant après les attentats du 23 mars 2018. Je ne le savais pas avant », déplore-t-il.

Depuis que sa fille est associée à cette terrible journée, il préfère vivre « caché ». « Je peux vous assurer, on le supporte mais c’est terrible tous les jours. »

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