Le Covid-19 de retour en France en ce début septembre

Le Covid-19 montre de nouveaux signes de progression en France en cette rentrée de septembre 2026. La présence du SARS-CoV-2 augmente de nouveau et plusieurs indicateurs sanitaires sont surveillés de près. Mais à ce stade, les données disponibles ne permettent pas de parler d’une nouvelle vague comparable à celles qui ont marqué les premières années de la pandémie.
Alors que les Français retrouvent le chemin du travail et que les élèves viennent de reprendre l’école, cette remontée du virus pose néanmoins une question : faut-il s’attendre à une nouvelle vague de Covid-19 à l’automne 2026 ?
Le Covid-19 repart à la hausse en France
Le SARS-CoV-2 n’a évidemment pas disparu. Comme d’autres virus respiratoires, il continue de circuler tout au long de l’année avec des périodes d’accélération et de ralentissement.
Pour suivre cette évolution, Santé publique France s’appuie notamment sur le dispositif national SUM’Eau, qui analyse la présence du SARS-CoV-2 dans les eaux usées.
Le réseau comprend désormais 54 stations de traitement des eaux usées réparties sur le territoire. Cette méthode permet d’observer l’évolution de la circulation virale indépendamment du nombre de tests Covid réalisés par la population.
La surveillance des eaux usées constitue ainsi un indicateur particulièrement intéressant : une augmentation de la quantité de matériel viral détecté peut permettre d’identifier une reprise de la circulation du virus au sein de la population.
Les passages aux urgences pour suspicion de Covid augmentent aussi
Un autre indicateur mérite l’attention en cette rentrée.
Dans son bulletin publié le 2 septembre 2026 concernant la semaine du 24 au 30 août, Santé publique France indique une augmentation des passages aux urgences pour suspicion d’infection au Covid-19 de 31 % par rapport à la semaine précédente.
Cette progression représente toutefois seulement 55 passages supplémentaires et doit donc être remise en perspective.
Surtout, l’agence sanitaire précise que les niveaux observés restent inférieurs à ceux enregistrés les années précédentes.
Autrement dit, le signal confirme une reprise de la circulation du virus, mais il ne traduit pas pour l’instant une pression importante sur les services hospitaliers.
Faut-il vraiment parler d’une nouvelle vague de Covid ?
À ce stade, la prudence s’impose.
Une hausse de la circulation du SARS-CoV-2 ne signifie pas automatiquement qu’une importante vague épidémique est en train de commencer.
Depuis plusieurs années, le Covid-19 connaît des phases successives de circulation. Une augmentation peut notamment apparaître à la fin de l’été, lorsque les déplacements, les rassemblements et progressivement le retour dans les espaces clos créent davantage d’occasions de transmission.
La rentrée scolaire et professionnelle peut également favoriser les contacts entre un grand nombre de personnes après la période estivale.
Les prochaines semaines seront donc importantes pour déterminer si le rebond actuel reste limité ou s’il se transforme en hausse plus durable des contaminations.
Pas de signal d’alerte majeur dans les hôpitaux pour le moment
C’est probablement l’indicateur le plus rassurant actuellement.
Malgré la reprise observée, les données disponibles ne montrent pas pour le moment de situation comparable aux grandes vagues épidémiques des premières années du Covid-19.
Le bulletin national du réseau Oscour indique notamment que le nombre global de passages aux urgences et d’hospitalisations après passage est resté stable durant la dernière semaine d’août 2026.
La majorité des indicateurs suivis étaient par ailleurs stables ou en diminution.
Il faut donc distinguer deux phénomènes : le virus peut circuler davantage sans provoquer immédiatement une augmentation importante des hospitalisations ou des formes graves.
Les personnes fragiles restent les plus concernées
Si une reprise de la circulation du Covid-19 ne signifie pas qu’il faut s’alarmer, certaines personnes restent davantage exposées au risque de complications.
C’est notamment le cas des personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de certaines maladies chroniques.
Pour ces publics, quelques mesures simples peuvent contribuer à réduire les risques lorsqu’un virus respiratoire circule activement : aérer régulièrement les espaces fermés, éviter autant que possible les contacts rapprochés en cas de symptômes et porter un masque adapté dans certaines situations à risque.
Quels symptômes doivent attirer l’attention ?
Les symptômes du Covid-19 peuvent varier d’une personne à l’autre et peuvent ressembler à ceux d’autres infections respiratoires.
- fièvre ou sensation de fièvre ;
- toux ;
- fatigue inhabituelle ;
- maux de gorge ;
- maux de tête ;
- courbatures ;
- congestion ou écoulement nasal.
La présence de ces symptômes ne signifie évidemment pas automatiquement qu’il s’agit du Covid-19. En cas de symptômes importants, persistants ou inquiétants, en particulier chez une personne fragile, il convient de demander l’avis d’un professionnel de santé.
La situation pourrait-elle évoluer avec l’automne ?
C’est désormais l’une des principales questions.
Le mois de septembre marque le retour massif dans les écoles, les universités, les entreprises et les transports en commun. Puis, avec la baisse progressive des températures, les activités se déroulent davantage dans des espaces fermés.
Ces conditions peuvent faciliter la transmission des virus respiratoires.
La surveillance des prochaines semaines permettra donc de déterminer si le rebond observé à la fin de l’été 2026 constitue simplement une fluctuation temporaire ou le début d’une circulation plus importante du SARS-CoV-2.
Covid-19 en France : ce qu’il faut retenir
Le Covid-19 circule de nouveau davantage en France en cette rentrée 2026 et certains indicateurs repartent à la hausse. Les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont notamment augmenté de 31 % durant la dernière semaine d’août par rapport à la semaine précédente.
Mais ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : les niveaux restent actuellement inférieurs à ceux des années précédentes et aucune forte pression hospitalière liée au Covid-19 n’apparaît dans les dernières données disponibles.
Il est donc encore trop tôt pour annoncer une nouvelle vague importante. La tendance observée au cours des prochaines semaines permettra d’y voir plus clair.
Et vous, allez-vous vous faire vacciner contre le Covid-19 cette année ?
Avec cette nouvelle hausse de la circulation du virus, le sujet risque de revenir dans les discussions à l’approche de l’automne.
Et vous : cette reprise du Covid-19 vous inquiète-t-elle ? Comptez-vous vous faire vacciner cette année ?
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Sources et informations
Article rédigé à partir d’informations publiques disponibles au 7 septembre 2026, notamment des données de surveillance de Santé publique France et de son dispositif SUM’Eau.
Sources principales :
- Santé publique France — dispositif SUM’Eau et surveillance du SARS-CoV-2 dans les eaux usées.
- Santé publique France — Bulletin du réseau Oscour du 2 septembre 2026.



