Thaïlande : le gérant français d’un parc animalier visé par une expulsion après une vidéo polémique

Une polémique partie des réseaux sociaux pourrait désormais coûter son séjour en Thaïlande à Kevin Dimino. Le Français originaire de Villeurbanne, près de Lyon, et gérant du Samui Exotic Park, sur l’île de Ko Samui, fait l’objet d’une procédure d’expulsion après un incident impliquant une famille israélienne.
Selon les informations rapportées par la presse thaïlandaise, les autorités lui reprochent notamment des menaces, des insultes et un comportement susceptible de provoquer des tensions entre personnes de nationalités ou de religions différentes.
L’affaire avait pris une ampleur considérable après la diffusion de plusieurs vidéos montrant une altercation à l’entrée du parc animalier. Certaines séquences avaient rapidement suscité de nombreuses réactions en France comme à l’étranger.
Un arrêté d’expulsion signé en Thaïlande
Le lundi 7 septembre 2026, les autorités thaïlandaises ont officiellement engagé une procédure visant Kevin Dimino. D’après le Bangkok Post, l’arrêté lui demanderait de quitter le territoire dans un délai de sept jours à compter de sa notification.
Le Français est notamment accusé d’avoir menacé et insulté plusieurs personnes, perturbé l’ordre public et adopté une conduite susceptible d’alimenter les divisions entre différentes communautés.
La décision ne signifie toutefois pas nécessairement que son départ sera immédiat. Kevin Dimino disposerait de la possibilité de faire appel de la mesure prise à son encontre.
Depuis l’éclatement de la polémique, son compte Instagram a été passé en privé. Il n’avait pas, au moment des informations rapportées, publiquement détaillé sa réponse à cette décision d’expulsion.
Une altercation filmée avec une famille israélienne
L’affaire trouve son origine dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux. Sur les images, le gérant du parc apparaît lors d’une altercation avec des visiteurs présentés comme membres d’une famille israélienne.
Une femme lui demande notamment si leur origine israélienne explique le refus de les laisser accéder au parc. D’autres images montrent une confrontation particulièrement tendue entre le gérant et les visiteurs.
Dans une autre séquence attribuée au compte du parc et depuis devenue inaccessible, des propos visant explicitement les Juifs auraient été tenus. La phrase « Restez chez vous les Juifs » a notamment été massivement relayée sur les réseaux sociaux.
Ces déclarations ont provoqué une vague d’indignation et ont été dénoncées comme antisémites par de nombreux internautes. La polémique a rapidement dépassé le cadre de l’établissement touristique de Ko Samui pour attirer l’attention des autorités.
Les autorités thaïlandaises interviennent
La réaction officielle de Bangkok marque un tournant dans cette affaire. La Thaïlande accueille chaque année des millions de visiteurs étrangers et les autorités accordent une importance particulière aux incidents susceptibles d’affecter l’ordre public ou l’image touristique du pays.
Les griefs rapportés dans la décision ne se limiteraient donc pas à l’altercation avec les visiteurs. Ils concernent également le comportement général reproché au ressortissant français et les tensions que ses déclarations auraient pu provoquer.
Le dossier pourrait néanmoins connaître de nouveaux développements si Kevin Dimino décide d’utiliser les voies de recours dont il dispose pour contester son expulsion.
Un incendie à Villeurbanne également au cœur de l’affaire
La polémique avait pris une autre dimension quelques jours auparavant lorsque Kevin Dimino avait diffusé une vidéo montrant une maison en feu à Villeurbanne. Il présentait cette habitation comme étant celle de sa mère.
Selon ses déclarations, des cocktails Molotov auraient été lancés contre le bâtiment. L’incendie n’aurait fait aucun blessé, mais une enquête policière avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes des faits.
Dans une vidéo diffusée après l’incendie, Kevin Dimino avait également proféré de graves menaces à l’encontre des personnes qu’il considérait comme responsables, déclarant notamment qu’elles avaient « signé [leur] arrêt de mort ».
Entre l’enquête menée en France et la procédure engagée en Thaïlande, cette affaire possède désormais plusieurs volets. La prochaine étape sera notamment de savoir si le gérant contestera officiellement son expulsion ou quittera le territoire dans le délai imposé par les autorités thaïlandaises.



