Économie

Transition numérique: nécessité de saisir les opportunités

Casablanca – Les participants à un webinaire, organisé jeudi par la Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc, ont souligné la nécessité de se préparer pour saisir les opportunités et relever les défis que présente la transition numérique qui se veut un levier de la croissance économique et de la compétitivité des entreprises.

Lors de cette rencontre initiée sous le thème “Intelligence artificielle et transformation numérique : opportunités et perspectives”, les participants se sont attelés sur la vision et la stratégie de l’exécutif pour renforcer la souveraineté numérique, comment le Maroc peut tirer parti des nouvelles technologies, ainsi que les bonnes pratiques et les perspectives pour réussir cette transformation numérique et de faire du Maroc un hub régional dans ce domaine.

S’exprimant à cette occasion, le directeur des systèmes d’information (PI) au ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Moussa, a rappelé que le nouveau modèle de développement (NMD) a accordé une importance particulière à la digitalisation, particulièrement à la souveraineté numérique du Royaume, en la considérant parmi les principaux défis à relever pour assurer une mobilisation pleine du potentiel des technologies numériques dans le chantier du développement du pays.

A cet égard, le NMD a insisté sur le renforcement du cadre légal visant à assurer la confiance numérique des acteurs et à permettre l’interopérabilité entre les différents systèmes, et a mis l’accent sur la nécessité de développement des compétences en matière de savoir faire, a fait savoir M. Moussa, relevant que le Maroc, conscient des enjeux, a adhéré à plusieurs conventions internationales et a renforcé son cadre juridique à travers l’adoption de plusieurs lois réglementaires.

Par ailleurs, il a noté que parmi les défis qui se posent pour le secteur public et privé, figure le renforcement des compétences en matière de digital, appelant à trouver des solutions notamment en offrant des formations et en rapprochant le cursus universitaire avec les besoins du marché.

En outre, le défi du renforcement de l’infrastructure digital se présente a-t-il poursuivi, indiquant que parmi les moyens d’y faire face est d’encourager les administrations et les entreprises à mettre en place un cloud souverain marocain, qui se veut un accélérateur de la digitalisation.

De son côté, le président de l’Observatoire Marocain de la Souveraineté Numérique (OMSN), Mustapha Meloui a souligné qu’un travail de sensibilisation s’impose auprès des différents entités en vue d’accélérer la transition numérique et aller vers une optique de “Digital Nation”.

Et de soutenir : “Si on veut introduire une dématérialisation des services au niveau de l’administration publique, il faut avoir des indicateurs réels sur le niveau de maturité de la société pour définir le temps nécessaire pour atteindre les objectifs escomptés”.

Dans ce sens, M. Meloui a mis en avant la nécessité de multiplier les programmes de formation et la rétention de ces talents formés en leur offrant l’environnement adéquat pour qu’ils puissent prospérer dans leur pays et participer in-fine à son développement socio-économique.

En outre, il a noté qu’il il y a une urgence de structurer la data existante, première base pour construire un système digitalisé et dématérialisé, pour avoir une interopérabilité entre les systèmes des différents départements afin que le citoyen, client final de ce système, peut accéder à un service sans devoir se déplacer entre différentes administrations.

Pour sa part, la présidente exécutive du centre international d’Intelligence artificielle du Maroc (AI Movement) de l’Université Mohammed VI polytechnique, Amal El Fallah Seghrouchni, s’est arrêtée sur la vision du AI Movement pour faire du Maroc un hub de l’intelligence artificielle et de la data science, ainsi que les secteurs prioritaires du centre et les applications de l’IA dans la transformation numérique et le développement socio-économique du Maroc.

Elle a ainsi fait savoir que l’intelligence artificielle sublime le digital en permettant de passer de l’automatisation à l’autonomisation, de protéger le digital, de mettre en place des interfaces intelligentes et des rencontres entre mondes réels et virtuels, et se veut la science la plus proche de l’humain à travers des interactions multimodale (vois, geste, émotions…), la prédiction des comportements des individus et des groupes, l’explication des tendances et l’aide pour divers apprentissages.

Cette technologie peut transformer les modèles de productions en élargissant les portefeuilles des entreprises, en augmentant les canaux de distribution des produits et des services, en développant de nouveaux modèles d’entreprise, ou en combinat ces trois éléments, a-t-elle relevé.

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