Politique

La réponse cinglante de l’UMA à l’Algérie suite à la nomination d’Amina Selmane

L’Union du Maghreb Arabe (UMA) a finalement répondu à la réception de la représentante permanente marocaine auprès de l’Union Africaine (UA), Amina Selmane, par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat à Addis-Abeba. Cette réponse cinglante a mis à mal le régime algérien qui s’était précédemment plaint de la nomination de la nouvelle représentante.

Dans cette réponse, le secrétariat général de l’UMA s’attaque à l’Algérie, son secrétaire général Taieb Baccouche ainsi qu’à Moussa Faki Mahamat qualifié d' »irresponsable ». Le régime algérien s’est fait remonter les bretelles par l’organisation nord-africaine qui a révélé les dessous des réelles intentions d’Alger concernant le projet d’intégration maghrébine. Entre les déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune et la réalité du terrain, il y a une grande différence.

Le contexte de l’inauguration de la représentation au sein de l’UA a été rappelé dans le communiqué de l’UMA, une décision qui avait fait l’objet d’un accord avec le président de la Commission de l’UA en janvier 2018. L’accord était connu de tous, sans réserve aucune. Toutefois, la mise en oeuvre du projet a été suspendue en raison de la pandémie du coronavirus.

La directrice des affaires économiques au secrétariat général de l’UMA a été nommée malgré la suspension du projet, dans un contexte où les Communautés Economiques Régionales (CER) sont considérées comme les piliers essentiels dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, notamment en matière d’intégration économique continentale, dont le préalable est l’intégration régionale.

Le communiqué de l’UMA a réfuté toutes les allégations formulées par l’Algérie, en s’attardant sur le cas du Secrétaire général de l’UMA, le Tunisien Taïeb Baccouche. Le secrétariat a démontré que l’Algérie était à l’origine du conflit, même si son communiqué qui tire à boulets rouges sur l’organisation pour avoir nommé une Marocaine témoigne de la haine viscérale des dirigeants algériens envers le Maroc.

Le mandat de Taïeb Baccouche a été prolongé, malgré ses demandes répétées de nommer un successeur. L’Algérie n’a pas invité le Tunisien lors du dernier Sommet arabe en novembre 2022, même si la Ligue arabe l’avait invité. Le secrétariat a précisé que la partie organisatrice (l’Algérie) avait omis de l’inviter, même si Baccouche avait reçu une invitation officielle de la part du secrétaire général de la Ligue arabe.

Le secrétariat de l’UMA a souligné que tous les pays membres avaient bénéficié de leurs droits et soldes en puisant dans les contributions des autres États membres. Il a appelé l’Algérie à régler ses arriérés et à rappeler ses diplomates pour prouver son attachement à l’organisation.

Cette réponse a mis en lumière les pratiques du régime algérien et a exposé ses mensonges concernant son attachement à l’UMA.

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