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Une jeune Liégeoise découvre l’Australie à bord du voilier qu’elle a elle-même rénové

Emilie vit le rêve de beaucoup de Belges. Non seulement la Liégeoise vit en Australie et profite quasi tous les jours du soleil, mais en plus, elle voyage et visite son pays d’adoption un peu quand elle veut grâce à Dr. Feelgood, le voilier qu’elle a acheté et retapé elle-même. Rencontre avec la jeune expatriée.

Emilie Gonthier a 23 ans. La majeure partie de sa vie, elle l’a passée à Jemeppe avec sa famille. Après des études secondaires en sport, elle a poursuivi en éducation physique à l’université. Mais au bout d’un an, elle a décidé d’arrêter, car elle ne voulait plus être prof de sport. “J’étais très indécise concernant mon choix d’études. Du coup, je me suis dit que c’était le bon moment pour voyager et apprendre l’anglais”, explique la jeune femme. Avec l’argent qu’elle avait réussi à économiser, Emilie a décidé de partir en Australie. “Je suis allée à Perth, car les billets d’avion étaient moins chers et que, de toute façon, j’avais dans la tête de voyager partout. Mais ça, c’était avant que je ne me rende compte que l’Australie est grande”, plaisante Emilie.

Sur place, la Liégeoise s’occupe des réseaux sociaux d’une entreprise de rénovation et voyage, comme elle le souhaitait. Mais pas n’importe comment! Avec un voilier qu’elle a elle-même retapé. “J’étais passionnée par les vidéos de personnes qui aménageaient leur van et puis partaient à l’aventure. Je voulais faire pareil. Puis un jour, je suis tombée sur une vidéo d’un couple qui voyageait en voilier et je me suis dit que c’était une super idée!”, se souvient Emilie. “On voyage grâce à la force du vent, c’est donc beaucoup plus écologique qu’un van.”

Tous les week-ends, la jeune femme vogue sur les eaux australiennes. © Emilie Gonthier

Une maison pour voyager

La jeune femme a alors suivi des cours de navigation qu’elle a adorés, a passé son permis et a rapidement envisagé d’acheter un bateau à voiles. Mais, vu son budget, elle ne pouvait pas se payer le luxe d’un bateau neuf. Elle a donc décidé d’en rénover un, le Dr. Feelgood. Son voilier, elle l’a acheté 13.000 dollars australiens, soit 8.000 euros. “À ce moment-là, je n’avais absolument aucune idée de comment faire pour le rénover. Je n’avais d’ailleurs jamais rien bricolé de ma vie. Mais je me suis dit que si d’autres avant moi l’avaient fait, j’en étais capable”, explique Emilie.

Durant le premier confinement, la Liégeoise s’est retroussé les manches et s’est lancée. Grâce à des tutoriels vidéos et des conseils glanés çà et là, elle est parvenue à faire de ce voilier ce qu’elle souhaitait. En rencontrant toutefois “beaucoup de problèmes, mais aussi en trouvant de nouvelles solutions”.

En tout, avec l’aide de ses amis, il lui aura fallu sept mois pour rendre le bateau viable. En termes de rénovation, cela lui aura coûté 6.000 euros, soit en tout, avec l’achat du voilier, 14.000 euros. “Ça peut paraître beaucoup pour une passion, mais ce bateau est aussi ma maison. Je mange dedans, je vis dedans et je voyage avec”, explique la Liégeoise. “En plus, je n’ai pas de loyer à payer. Avant d’avoir le voilier, je payais 100 euros la semaine en auberge et 200 euros dans l’appartement que j’ai ensuite occupé.”

Pour la cuisine, notamment, Emilie a pu compter sur l’aider de ses amis. © Emilie Gonthier

Emilie ne fait pas que voyager avec son voilier, elle vit aussi dedans. © Emilie Gonthier

Ne pas hésiter et se lancer

D’après Emilie, son choix de vivre dans son bateau est plutôt avantageux. Déjà, parce qu’elle peut ainsi voyager comme elle le veut, et où elle veut, mais aussi parce que, lorsqu’elle décidera de quitter l’Australie, elle pourra le revendre. Seul petit inconvénient, s’il y en a un, c’est qu’elle ne dispose que d’une douche de camping et ne peut utiliser ses toilettes lorsqu’elle est dans la marina. Du coup, elle utilise les commodités du club. “Au-delà de ça, ma vie n’est pas très différente depuis que je vis sur le bateau. Juste que le week-end, je peux voyager avec le voilier, et que le mardi, on fait un barbecue avec toutes les personnes qui vivent dans leur bateau.”

La jeune femme n’a qu’un conseil à donner aux personnes qui, comme elle, rêvent de voyager et découvrir le monde: “Il ne faut pas attendre le bon moment, car il n’y en a pas vraiment. Il ne faut pas hésiter à se lancer maintenant (bon, quand on pourra à nouveau voyager librement…). Pour les gros projets comme le mien, il faut se montrer patient, parce que les choses se font petit à petit.”

Pour tout savoir des aventures d’Emilie, n’hésitez pas à la suivre sur YouTube.

Retrouvez ici toute l’actualité de la région de Liège.

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