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Voile – Vendée Globe – Escoffier : « C’est un truc de barjot ! »

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Publié le 1 décembre 2020 à 08H36 – mis à jour le 1 décembre 2020 à 09H07

Tout juste repêché par Jean Le Cam, Kevin Escoffier (PRB) a expliqué depuis le bateau du doyen de la course au directeur du Vendée Globe Jacques Caraës ce qu’il venait de vivre. Entre sanglots et bonheur de s’en être sorti.

Sur un radeau, en plein milieu d’une mer déchaînée par les vents violents et avec sa seule combinaison de survie pour lui tenir chaud. Kevin Escoffier (PRB) a vu poindre le pire, cette nuit à 1 200 km des côtes du Cap (Afrique du Sud), avant d’être sauvé, sain et sauf, par le héros de la nuit Jean Le Cam. Monté à bord du monocoque du « Roi Jean » via un filin après s’être jeté à l’eau depuis son radeau, le Malouin a d’abord échangé quelques mots avec son sauveur, à qui il en fallait visiblement plus pour perdre son sens de l’humour. « Il est tombé dans une bonne maison », plaisantait le doyen de la course sans masquer son soulagement d’avoir récupéré son concurrent sain et sauf. Escoffier s’est ensuite entretenu dans la foulée avec le directeur de course Jacques Caraës, juste après que ce dernier a félicité les deux hommes. « Bravo à tous les deux, parce que je pense qu’il faut un esprit marin pour faire ça ».

Escoffier : « Vous voyez les films de naufrage ?  C’était pareil en pire ! »

« Ah, on a bien bossé avec Jean. On a bien bossé tous les deux. Et puis, je suis content. Et comme je disais à Jean en arrivant : je suis désolé Jean, tu fais une course de barjot. Je suis désolé de te niquer ton truc (sic). Il m’a dit : écoute, la dernière fois, c’était l’inverse. La dernière fois, c’était PRB qui m’avait récupéré. Et Jacques, je suis désolé pour le bateau », lâchait le skipper PRB, entre deux sanglots, et visiblement encore très marqué par les longues heures d’angoisse qu’il venait de connaître, seul en pleine mer sur son radeau. « Vous voyez les films sur les naufrages, c’était pareil en pire ! En quatre secondes, le bateau a planté, l’étrave elle s’est repliée à 90, j’ai mis la tête dans le cockpit, il y a eu une vague, j’ai eu le temps d’envoyer un texto, la vague a tout fait voler, l’électronique et tout. C’est un truc de barjot ! Plier un bateau en deux quoi, j’en ai fait, mais celle-ci… »

Caraës : « Ce n’est que du matériel, Kevin, rien de grave… »

« Franchement, j’ai zéro regret. J’ai mis 200 kilos de carbone dans le bateau, j’ai tout renforcé de partout », enchaînait Escoffier, immédiatement réconforté par Caraës : « Non, non, ce n’est que du matériel, rien de grave Kevin. Tout va bien, zen. » Le marin de Saint-Malo, qui n’est pas près d’oublier sa première participation à ce Vendée Globe parfois impitoyable, devrait revenir plus longuement dans la journée sur sa nuit en enfer.



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