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USAP – Rivière : “Libérer un peu l’étau va dans le bon sens”

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« Le gouvernement ne ferme pas la porte à ma proposition de retour des spectateurs le 15 décembre dans les stades de plein air selon une jauge de 25 % ». Les propos tenus par la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu mercredi lors de l’assemblée générale du CoSMoS (conseil social du mouvement sportif) trouvent un écho positif chez François Rivière. Mais le président de l’USAP aimerait voir les portes d’Aimé-Giral ouvertes un peu plus largement au public pour la réception d’Oyonnax, le 18 décembre, après plusieurs semaines d’un coûteux huis clos.

Quel est votre sentiment quant à la proposition de la ministre déléguée aux sports Roxana Maracineanu ?

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Pour l’instant, il n’y a rien de concret, donc il faut être prudent. Mais le fait de libérer un peu l’étau va dans le bon sens. Il faut être positif par rapport à ça. Ensuite, pour un stade comme Aimé-Giral, la jauge à 5 000 me paraît raisonnable (sa capacité d’accueil est de 14 593 places). C’est un stade aéré, qui a des accès autonomes des tribunes les unes par rapport aux autres… On a la possibilité sans problème de respecter la jauge à 5 000. La jauge à 3 500 (soit 25 % de la capacité d’accueil d’Aimé-Giral) est un peu ennuyeuse parce qu’elle nous met au milieu de nulle part.

C’est-à-dire?

On ne peut pas contenter ce qui est pour moi le minimum, à savoir les partenaires (qui bénéficient d’un millier de places) et les abonnés (3 500). Donc je suis obligé une fois de plus de faire des tirages au sort, des sélections… Après, s’ils desserrent le confinement, reste le problème du couvre-feu. S’il reste à 21 h, c’est problématique (l’USAP est censée accueillir Oyonnax le 18 décembre à 20 h 45). Il faut donner la possibilité aux gens de rentrer chez eux après 21 h. Il apparaîtrait que pour les salles de spectacle, les gens munis d’un billet pourraient rentrer chez eux au-delà de 21 h, ça irait très bien s’ils faisaient la même chose pour nous. Mais oui, libérer même un peu l’étau irait dans le bon sens.

« La situation de l’USAP est délicate, mais pas forcément la plus compliquée du rugby français »

Vous estimiez il y a quelques semaines que face à l’absence de public à Aimé-Giral, l’USAP n’avait pas suffisamment de ressources pour survivre au-delà de l’année civile. Quelles solutions avez-vous trouvées pour perpétuer son activité?

J’en ai trouvé parce que c’est mon rôle. On a fait un PGE (prêt garanti par l’État), que nous avons encaissé, et qui nous rapporte deux à trois mois d’oxygène. Je pense aussi que des exonérations de charges vont être faites, même si on attend les textes. Sur le plan financier, j’ai fait en sorte par des apports d’actionnaire et par le PGE (qui se chiffre aux alentours de 2 millions d’euros) que l’on puisse poursuivre la saison sans être en difficulté jusqu’au mois de mars. Mais c’est mon rôle, mon devoir. La situation de l’USAP est délicate, mais ce n’est pas forcément la plus compliquée du rugby français. On a des finances assez saines et j’avais dit que j’assumerais les choses cette année, alors je les assume.

Il y a un mois, vous expliquiez que sans aide financière de l’État, le rugby professionnel était en danger de mort. Avez-vous eu des nouvelles à ce sujet?

Non, ce qui commence d’ailleurs à devenir un peu agaçant. On n’a pas encore de texte précis. Il semble cependant qu’on aille vers une exonération des charges pour octobre, novembre et décembre et sur une aide financière aux spectateurs perdus, mais à l’heure qu’il est, je n’ai toujours pas eu vent d’une décision. Il faudrait pourtant que ça soit acté avant la fin de l’année. On ne peut pas démarrer 2021 en étant dans le flou.

 

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Source

Media7

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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