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USAP – Oyonnax, vendredi à 20 h 45 : si loin, si proches

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De la géographie au style de jeu, tout oppose l’USAP et Oyonnax, qui s’affrontent ce soir à Aimé-Giral (20 h 45) pour un choc plus qu’attendu entre le leader et le 3e de Pro D2. Même si les Aindinois l’abordent avec une équipe privée de plusieurs habituels titulaires.

Il n’y avait pas besoin de ça, sans doute, pour faire monter la sauce. Mais le chef Edmonds sait marier les saveurs et l’entraîneur des trois-quarts d’Oyonnax a eu le bon goût d’ajouter l’ingrédient qui ne gâche rien avant tout choc qui se respecte : un soupçon de provocation. « On y va pour gagner », a assumé l’ancien ouvreur sang et or (2002-2007, 2010-2011) dans le journal de mercredi.
Les Usapistes vexés, le match était lancé. « Ils ont parlé dans la presse, on n’y est pas insensible, lance le pilier gauche Quentin Walcker, pas le moins fier des Catalans. En plus de ça, le classement fait qu’il faut les recevoir comme il se doit. Pour être respectés et pour les respecter eux aussi ». Coup de chaud en vue ce soir sur Aimé-Giral entre les deux principaux candidats à la montée, séparés par cinq petits points au classement*.
« Quand on rencontre un concurrent direct pour nos objectifs, c’est un match qui compte énormément, juge l’entraîneur catalan Patrick Arlettaz. C’est quasiment un match à huit points ». L’équipe qui l’emportera en empochera au moins quatre et sa concurrente zéro ou un, ce qui marquera un vrai coup d’arrêt pour le vaincu. Mais au-delà du gain arithmétique, le plus grand bénéfice du vainqueur pourrait être psychologique entre deux équipes qui semblent vouées à se retrouver face à face au printemps. « Ça a le parfum d’un match de phases finales, salive Arlettaz. On a fait ce qu’il faut, je pense, pour se préparer à ce genre de rendez-vous ».

Opposition de styles

Avec dix victoires en douze matches, plus cinq bonus récoltés, le leader sang et or avance à un rythme de champion (3,75points par match). Mais Oyonnax, invaincu à l’extérieur cette saison, fait presque aussi bien (3,64pts, deuxième moyenne de ProD2). C’est la manière dont elles s’y prennent pour gagner qui séparent les deux équipes. « Ce sont des styles de rugby qui s’opposent, situe Arlettaz. Les deux gagnent, mais chacun défend sa vérité ».

L’USAP, qui surfe sur une série de quatre succès, s’appuie sur sa volonté de conserver le ballon et une force de frappe offensive de premier plan. Attaque la plus prolifique de ProD2, elle compte dans ses rangs deux des meilleurs marqueurs du championnat avec l’ailier Jean-Bernard Pujol et l’arrière Melvyn Jaminet (5essais chacun).
Oyonnax, lui, a érigé le pragmatisme en dogme. Jeu direct et conquête lui permettent d’imposer sa puissance. La patte de Yohan Le Bourhis, deuxième meilleur réalisateur de ProD2 (164pts, 79,2 % de réussite) fait le reste, même si l’ouvreur – comme plusieurs autres titulaires habituels – prendra place ce soir sur le banc de visiteurs diminués, à quatre jours de la venue de Biarritz (vainqueur hier soir à Grenoble) à Charles-Mathon.

Les récents progrès de l’USAP en défense doivent lui permettre de résister, à condition de ne pas céder à l’indiscipline, mal récurrent des Catalans cette saison. « Je sens les joueurs concentrés, déterminés, nerveux et excités, reprend Arlettaz. La seule chose qui va nous manquer, c’est notre public ». « À nous de lui faire plaisir même si c’est devant son écran, complète Walcker. On a envie de montrer qu’on peut taper du haut de tableau ».
Un mois après leur succès à Vannes (19-21), les sang et or en auront l’occasion deux fois en cinq jours, eux qui se rendront à Colomiers dès mardi. « On est focus sur Oyonnax, jure Arlettaz. C’est un trop gros rendez-vous pour penser à l’après ».

(*) 45 pts pour l’USAP contre 40 pour Oyonnax, qui n’a disputé que 11 matches alors que les sang et or en ont joué 12.
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