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USAP : Brazo : « Envie d’entrer dans ce groupe »

De retour dans le groupe après une déchirure à la cuisse, le troisième ligne aile Alan Brazo (28 ans, 1,92 m, 105 kg) devrait retrouver du temps de jeu face à Soyaux-Angoulême ce vendredi (19 h à Aimé-Giral).

S’il entre en jeu ce vendredi contre Angoulême, Alan Brazo disputera son 115e match professionnel sous les couleurs de l’USAP. Étalé sur sept saisons, un tel nombre impose le respect, même si le compteur tourne moins vite depuis quelques mois déjà. Titulaire indiscutable la saison du titre en Pro D2 (2017-2018), le flanker a souffert, comme beaucoup d’autres, du gouffre avec le Top 14, avant que le retour de l’indéboulonnable Damien Chouly en juin 2019 ne limite ses perspectives. Cette saison, le Catalan n’a signé que quatre feuilles de match pour une seule titularisation face à Mont-de-Marsan (50-10). D’Angoulême, à son statut de remplaçant en passant par son avenir, Alan Brazo n’élude aucun sujet alors que le staff devrait profiter de la venue du SA XV pour donner du temps de jeu à des éléments moins utilisés, comme lui. Entretien.

Alan, peut-on parler de match piège face à Angoulême ?

Ce qui peut nous faire le plus peur sur ce match, c’est peut-être nous. Il faut se focaliser sur notre jeu, ce qu’on veut mettre en place et on sait que si on met tous les ingrédients, ça devrait le faire. Après, c’est les premiers matches d’hiver, avec une équipe qui est dans une dynamique positive avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur (Vincent Etcheto) : on est passé par là, on sait ce que ça fait dans un groupe. C’est un match à prendre au sérieux pour ne pas faire un deuxième faux pas à la maison (après la défaite contre Béziers 10-16).

Qu’attendez-vous de la part de votre adversaire ce vendredi ?

Sur le papier, ils ont un effectif de qualité, qui n’a pas trop changé et l’an dernier, quand on les avait reçus, ils étaient premiers, invaincus, donc c’est une équipe qui reste la même, de qualité et on sait très bien qu’ils vont venir ici pour prendre des points, sans rien à perdre. À nous de faire notre match, de mettre les ingrédients les uns après les autres. Il faut qu’on essaie de se détacher de l’équipe contre laquelle on va jouer pour se concentrer sur nous. On l’a vu, quand ça s’est mal passé, c’était pas mal de notre faute, quand on met les choses dans le bon ordre, ça se passe bien, donc on est focalisé sur nous et on est très attentif sur le fait que c’est une équipe de qualité et si on ne fait pas ce qu’il faut, ça pourrait nous coûter cher.

Craignez-vous un relâchement ?

On est dans un moment de la saison assez décisif. Tout l’effectif est conscient de l’importance de ces matches et on regarde un peu plus loin. Il y a des échéances importantes qui arrivent, donc ce n’est pas le moment de baisser la garde, au contraire. On est dans une phase où on doit élever notre niveau de jeu et après, la concurrence fait que quand on a la possibilité de commencer ou d’être sur le banc, de mettre le maillot, il ne faut pas se tromper. On a la chance d’avoir un effectif très large, alors ça doit nous tirer vers le haut. Je ne pense pas qu’il y ait dans les têtes trop de relâchement. Je ne le comprendrais pas.

« Ça fout un peu les boules »

Êtes-vous concerné ?

Oui, du fait de la concurrence avec Damien (Chouly), notamment, sur le début de saison, du fait que je me suis blessé récemment (une déchirure à la cuisse), il y a tout pour rentrer dans ce match avec de l’envie. C’est d’autant plus excitant, même si ce n’est que remplaçant. C’est déjà très bien, il faut apporter à l’équipe et montrer qu’on peut rentrer. Il y a une spirale un peu d’euphorie dans le groupe. Et c’est vrai que quand on est blessé ou un peu en dehors du groupe, des fois, ça fout un peu les boules, donc on a tous envie d’entrer dans ce groupe-là et de vivre de belles choses.

N’y a-t-il pas un surplus de pression quand on joue peu ?

Pas forcément plus de pression mais au contraire, ça donne plus d’envie. Je ne suis pas du genre à me mettre trop la pression, on sait qu’il y a des attentes, qu’il faut faire un bon match, mais ça ne doit pas nous freiner. Au contraire, ça doit nous donner beaucoup plus d’envie. Que ça soit 10, 15 ou 20 minutes, il faut tout donner pour être là le plus souvent possible. À titre personnel, j’ai hâte de rejouer pour l’USAP.

« La certitude que j’ai encore quelque chose à faire avec ce groupe »

Le fait que l’équipe gagne donne-t-il encore plus envie de jouer ?

Il y a une spirale positive. Après le match, dans les vestiaires, on est content pour eux (les joueurs qui ont pris part à la rencontre), mais ce n’est pas pareil. On a envie de partager ces moments-là avec l’équipe, d’avoir son nom sur la feuille de match, de participer avec eux, de transpirer… Les entraînements, c’est bien beau, mais si on s’entraîne, c’est pour jouer le week-end, donc le fait d’être blessé, d’avoir moins de temps de jeu, ne me donne que plus d’envie de participer.

Y a-t-il une forme de remise en question quand on joue peu ?

Oui, c’est des choix. J’ai été du bon côté des choix à des moments où, peut-être, il y avait des joueurs qui le méritaient autant que moi. ça tourne un peu, c’est comme ça. J’essaie d’être focalisé pour le moment, après, on verra pour prendre des décisions pour l’avenir (il est sous contrat jusqu’à la fin de la saison prochaine). Je n’en suis pas encore là pour l’instant. J’ai la certitude que j’ai encore quelque chose à faire avec ce groupe, que je peux apporter quelque chose et je vais jouer à fond toutes mes cartes pour pouvoir participer à la saison du mieux possible et après, on verra bien.


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