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USAP – Bastide : « On défend en avançant »

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Victorieuse à Valence jeudi (9-28), l’USAP s’est une nouvelle fois appuyée sur une défense de fer. Gérald Bastide analyse la montée en puissance de ce secteur clef du jeu catalan, dont il a la charge.

Jadis crainte aux quatre coins de l’Hexagone pour son implacable défense, l’USAP retrouve enfin de son assise. Les chiffres sont éloquents : avec seulement 10 essais encaissés en 12 matches et une série en cours de 291 minutes sans voir l’équipe adverse pénétrer son en-but, la formation catalane s’impose comme la meilleure arrière-garde de Pro D2. Recruté au début de la saison dernière suite à la faillite défensive catalane en Top 14 (31,6 points encaissés par match en moyenne en 2018-2019), Gérald Bastide décortique les progrès de son équipe.

Un an et demi après votre arrivée, l’USAP est-elle parvenue à ce que vous voulez au niveau du rendement défensif ?

En termes de repères, d’organisation et d’état d’esprit, on – Patrick (Arlettaz, entraîneur principal), Perry (Freshwater, entraîneur des phases statiques) et moi – commence à avoir ce qu’on avait envisagé. On en avait parlé avec nos leaders de défense pour établir une philosophie commune et on sent qu’on est au plus proche.

Qui sont ces leaders de défense ?

Piula Fa’asalele (deuxième ligne) et derrière, Afusipa Taumoepeau et Mathieu Acebes (trois-quarts centre) sont les leaders référencés. Après, en fonction du match, on sait qu’on a des joueurs qui ont un profil défensif et on en greffe un ou deux autour de ces éléments-là. Ce sont des joueurs qui montrent l’exemple par leur volonté et par leur discernement : comment défendre face à l’adversaire, comment modifier la défense dans les temps forts ou les temps faibles…

« Les joueurs commencent à se régaler à défendre »

L’équipe donne l’impression de défendre en avançant depuis quelques semaines. Est-ce ce à quoi vous aspirez ?

Nevers était notre match référence à ce niveau-là (victoire 22-25 dans la Nièvre). On a eu deux ou trois matches intéressants là-dessus puis ça s’est un peu désagrégé contre Béziers (défaite 10-16). Après ça, on s’est dit qu’on était en place collectivement, qu’on avait nos repères et que ce qu’il fallait faire désormais, c’était avancer et mettre de gros plaquages. Depuis, c’est ce qu’on cherche à faire.

L’ailier Jean-Bernard Pujol a parlé de fierté devant la production défensive de l’USAP à Valence. Sentez-vous les joueurs prendre du plaisir à défendre ensemble ?

On sent qu’ils commencent à se régaler à défendre parce que ça leur permet de récupérer des ballons, de retrouver la possession, de contre-attaquer. D’ailleurs, on ne leur parle pas de défendre, mais d’attaquer l’attaque. On essaie d’attaquer tout le temps, même en phase défensive.

« On a encore une marge de progression »

L’USAP a-t-elle trouvé son équilibre défensif ?

La confiance est là, de plus en plus. Notre système est intégré par tout le monde et les joueurs s’y sentent bien. Mais je ne pense pas qu’on soit au maximum de ce qu’on peut faire. Individuellement, on a encore une marge de progression et je pense qu’on peut voir un peu plus loin.

 Après trois matches face à des mal classés, la réception d’Oyonnax constituera un sérieux test pour votre système défensif…

On sera capable d’élever notre niveau. Je sais que les joueurs sont capables d’aller plus haut parce qu’ils l’ont tous fait de façon individuelle dans des matches différents. Oyonnax est un gros défi parce que cette équipe n’a jamais perdu à l’extérieur (4 victoires et 1 nul) et on va voir si on peut faire mentir cette statistique. Je suis persuadé que c’est le cas.

Comment défendre face à cette équipe ?

Elle est assez pragmatique. Ils utilisent beaucoup le jeu au pied pour maintenir l’adversaire dans son camp et c’est une des équipes les plus efficaces une fois qu’elle est dans tes 30 mètres. C’est un peu comme Exeter, une fois qu’ils sont dans tes 22 mètres, c’est très compliqué à défendre. Le défi contre Oyonnax est d’être efficace dans la couverture du terrain, notamment sur leur jeu au pied, et une fois qu’ils seront dans nos 22 mètres, il faudra gagner le bras de fer. Ils sont très propres, ont une grosse capacité à tenir le ballon, à avancer et dans le 1 contre 1, ils sont costauds. Il faudra parvenir à maintenir l’organisation défensive et la performance individuelle de chaque joueur sera importante. C’est un gros défi qui nous attend.

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