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F1 – GP d’Abu Dhabi : Mercedes, McLaren, Vettel… Le Grand Prix en questions

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Publié le 14 décembre 2020 à 10H00 – mis à jour le 14 décembre 2020 à 10H04

Comment l’écurie Red Bull Racing a-t-elle pu renverser Mercedes ? Est-ce logique de voir McLaren terminer troisième au classement constructeurs ? Sebastian Vettel laisse-t-il derrière lui une empreinte chez Ferrari ? Retour en questions sur le Grand Prix d’Abu Dhabi.

Une défaillance de Mercedes a-t-elle profité à Red Bull Racing ?

OUI. Battues par un autre motoriste pour la première fois de la saison lors des qualifications et dominées en course par Max Verstappen, les Mercedes n’ont pas été à la fête sur un circuit où elles dominaient depuis six ans. Si les conséquences de l’infection par le coronavirus ont sans doute pesé sur le niveau de performance de Lewis Hamilton, Valtteri Bottas n’a jamais pu suivre le rythme du Néerlandais, terminant la course à plus de quinze secondes. Sans forcément chercher une excuse, Toto Wolff a confirmé avant le départ que la marque à l’étoile a été contrainte de revoir à la baisse le niveau de performance de son moteur en raison d’une faiblesse au niveau du système de récupération d’énergie cinétique… qui a provoqué l’abandon de Sergio Pérez au 10eme tour. Ne pouvant pas tirer le plein potentiel de son moteur, Mercedes s’est imposé un handicap qui a contribué à lui coûter une dernière victoire cette saison… même s’il ne faut absolument pas occulter le fait que Max Verstappen a réalisé le week-end parfait pour signer son deuxième succès de la saison et son dixième en carrière.

McLaren troisième du championnat constructeurs, un résultat logique ?

ABSOLUMENT. Si Lando Norris et Carlos Sainz Jr ont signé moins de podiums cette saison que les pilotes Racing Point ou Renault, tant le Britannique que l’Espagnol se sont montrés bien plus réguliers. Lando Norris a manqué le Top 10 à quatre reprises, avec une troisième place en Autriche comme meilleur résultat contre cinq seulement à Carlos Sainz Jr, qui est monté sur le podium à Monza, derrière Pierre Gasly. L’écurie basée à Woking a surtout scellé sa place sur le podium sur la fin de la saison, profitant des malheurs de Sergio Pérez à Bahreïn et Abu Dhabi mais également de Lance Stroll en Turquie, lui qui partait de la pole position. Motorisée par un bloc Renault rarement pris à défaut et avec un châssis qui est resté sur la lancée des dernières saisons, McLaren a su se reconstruire après le fiasco de l’alliance avec Honda et cette troisième place vient confirmer la tendance. Avec le retour du moteur Mercedes, l’arrivée de Daniel Ricciardo la saison prochaine et celle de nouveaux investisseurs amenant des liquidités, l’écurie fondée par Bruce McLaren pourrait définitivement renaitre de ses cendres.

Quelle marque laissera Sebastian Vettel chez Ferrari ?

L’IMPRESSION D’UN BEAU GACHIS. Après six saisons de collaboration, les chemins de Ferrari et de Sebastian Vettel vont se séparer. L’Allemand va rejoindre l’écurie Aston Martin (ex-Racing Point) et sera remplacé par Carlos Sainz Jr dès 2021. Arrivé à Maranello en 2015 avec l’ambition d’émuler l’expérience vécue par Michael Schumacher dans les années 2000, le quadruple champion du monde rêvait d’étoffer son palmarès vêtu de rouge mais ces six saisons se terminent avec ce que l’intéressé a présenté comme « un calvaire ». Victorieux avec Ferrari dès sa deuxième course, Sebastian Vettel a pu croire en sa capacité à briser l’hégémonie Mercedes en 2017 et 2018… mais sans parvenir à faire tomber Lewis Hamilton de son piédestal. Les saisons suivantes, alors que le niveau de performance de Ferrari n’est allé qu’en déclinant, le natif d’Heppenheim a perdu petit-à-petit la flamme et l’arrivée de Charles Leclerc, très vite présenté comme le futur champion du monde pour Ferrari, a été le coup fatal… autant que les dissensions en interne avec Mattia Binotto, qui a décidé de ne pas prolonger l’Allemand, en fin de contrat à l’issue de cette saison. Une dernière danse qui sera marquée par un dernier podium heureux en Turquie mais qui ne fera pas disparaître l’impression que ces six saisons ont été un énorme gâchis. Place maintenant à un nouveau défi, sans doute le dernier de sa carrière, au sein d’une écurie qui veut remettre un nom mythique au sommet.

Rester en piste lors de la voiture de sécurité, une bonne idée ?

NECESSITE POUR LES UNS, ERREUR STRATEGIQUE POUR LECLERC. L’arrêt en bord de piste de Sergio Pérez dans le dixième tour de course, et les difficultés pour les commissaires à évacuer une monoplace bloquée, a provoqué l’intervention de la voiture de sécurité virtuelle puis, quand la nécessité de faire entrer en piste un engin de levage a été évident, la voiture de sécurité. Dans une course à un seul arrêt, prévoyant d’entrée un long relais sur les pneus durs, la question d’anticiper d’un peu moins de dix tours cet arrêt obligatoire s’est posée. La réponse est vite venue car la quasi-totalité des pilotes a plongé dans la ligne des stands. Seuls Daniel Ricciardo, Charles Leclerc, Sebastian Vettel, Antonio Giovinazzi et Kevin Magnussen ont fait le pari de rester en piste. Pour l’Australien, l’Allemand et le Danois, c’était une nécessité alors qu’ils utilisaient déjà les pneus durs. Pour les autres, dont Charles Leclerc, c’était un choix… qui ne s’est pas avéré payant. A l’agonie, le Monégasque s’est arrêté au 22eme tour et n’a jamais pu remonter dans la zone des points en raison d’une stratégie qui était d’entrée vouée à l’échec. Daniel Ricciardo, pour sa part, a su faire durer ses pneus durs suffisamment longtemps pour perdre un minimum de places lors de son arrêt à seize tours de l’arrivée et finir à la septième place après avoir été cinquième pendant 28 tours. Seuls ceux partis en pneus durs (Ricciardo, Vettel et Magnussen) avaient le choix, voire l’obligation d’agir de la sorte et Ferrari s’est encore une fois fourvoyée car, s’il avait suivi la meute, Charles Leclerc avait les arguments pour espérer finir dans les points.

La finale à Yas Marina, une mauvaise publicité pour la F1 ?

COMME CHAQUE ANNEE… Abu Dhabi paie cher la F1 pour qu’elle y organise sa finale et, cette année comme toutes les précédentes, cette dernière course n’a pas offert un spectacle digne de la discipline. Avec son tracé pauvre en véritables opportunités de déplacement et sa ligne des stands trop longue pour permettre à des stratégies farfelues de fonctionner, le tracé de Yas Marina, œuvre du trop rarement inspiré Hermann TIlke, n’est pas digne d’accueillir la finale de la saison, surtout quand des tracés comme le Mugello ou Portimão ont été découverts cette année. Mais ce qui n’aide pas non plus ce circuit à offrir du spectacle, c’est cette génération de monoplaces qui ont des difficultés chroniques à se suivre de près sans perte aérodynamique majeure ni surchauffe et dégradation excessive des pneus Pirelli. Lewis Hamilton l’a confié après la course, c’était difficile pour lui de rester au contact de son coéquipier Valtteri Bottas et d’espérer l’attaquer. Seuls certains morceaux de bravoure signés Pierre Gasly et Esteban Ocon sont venu égayer cette course triste et ayant aussi peu de relief que le circuit. Il ne reste qu’à espérer que les monoplaces 2022, vendues comme capables de se suivre sans provoquer d’énormes problèmes, seront à la hauteur des attentes… et que le circuit de Yas Marina aura droit à un lifting pour y accroitre les possibilités de dépassement. Sans ça, il y aura toujours le regret des finales à Interlagos.

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