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Election à la FFR – Laporte à L’Indépendant: « Goze espère que je perde »

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De passage à Perpignan, ce vendredi, dans le cadre de sa campagne pour la tête de la FFR, le président sortant, Bernard Laporte a égratigné Paul Goze, l’ancien président de l’USAP et actuel président de la LNR.

L’élargissement de la fenêtre internationale automnale est un sujet majeur de crispation dans les hautes instances du rugby français. Bernard Laporte, président de la Fédération et donc patron de l’équipe de France, et Paul Goze, à la tête de la Ligue nationale de rugby en charge des clubs professionnels, s’opposent à nouveau frontalement sur la question.

Via un tweet, la LNR dénonçait début août un « passage en force » de World Rugby et des fédérations sur les tests d’automne, doublés par rapport à la fenêtre habituelle pour rattraper les matches annulés à cause de la crise sanitaire.

De passage à Perpignan, Laporte n’a pas manqué d’égratigner le Catalan. « Il ne faut pas se tromper de combat. La LNR n’attaque pas la FFR, elle attaque World Rugby. J’en suis le vice-président mais World Rugby ne m’appartient pas, pas plus que la FFR. Le conseil de World Rugby, donc 125 fédérations, a décidé qu’il y aurait 5 matches en novembre – je ne compte pas le match en retard du Tournoi contre l’Irlande – dans le Nord et une fenêtre internationale de mi-octobre à mi-décembre pour le Sud. Mais ce n’est pas moi qui décide, World Rugby propose, on vote et personne n’est contre. Que la LNR veuille attaquer, elle en a le droit et World Rugby lui répondra, mais la FFR n’est pas concernée. Et la problématique est que nous, Fédération française de rugby, sommes affiliés à World Rugby et si nous n’appliquons pas ses consignes, nous serons sanctionnés avec des subventions retirées. Il n’en est pas question. Sur le combat FFR-LNR, on trouvera un terrain d’entente pour les six matches internationaux. Mais on n’est pas con, cette guerre tombe au moment où Goze veut défendre l’opposition, il y a Deroeux (Sylvain, 9e sur la liste de Florian Grill)… On n’est pas des poussins de six semaines : Goze espère que je perde. Il a un passif à Perpignan (Paul Goze a été président de l’USAP entre 2007 et 2012), je n’en ai jamais parlé, mais on en parlera un jour de son passif à Perpignan… Là aussi, c’est au mérite que tu fais les choses. Quand on a fait ce qu’il a fait à Perpignan, on ne peut pas être président de la Ligue ».

« Je comprends les revendications des clubs »

Déjà englués dans les problèmes liés à la crise de la Covid-19, les clubs professionnels voient d’un mauvais œil l’élargissement de la fenêtre internationale. Celle-ci pourrait les priver de joueurs majeurs pendant de longues semaines cet automne. « Je comprends les revendications des clubs. J’en faisais partie il y a cinq ans et ils ont raison de défendre leurs intérêts. Il faut qu’on trouve un terrain d’entente. Ce pourrait être les managers de clubs qui se mettent autour de la table et disent : un joueur ne peut pas faire plus de 5 matches (sur 6 prévus pour l’équipe de France). On doit trouver une solution entre nous pour gérer cette situation exceptionnelle et que personne ne soit lésé. Mais il n’y a pas de guéguerre avec les clubs, on trouvera une solution, mais c’est une guéguerre imposée par Goze qui a envie qu’on perde les élections pour faire un troisième mandat (à la tête de la LNR). Il faut dire les choses comme elles sont ».    

Goze : « Des propos sans fondement »

Joint vendredi soir, Paul Goze a réagi aux propos tenus par Bernard Laporte à son encontre. « Je ne souhaite pas polémiquer mais il (Bernard Laporte) n’a pas connaissance de mon mandat à l’USAP. Ses propos sont sans fondement et je le laisse responsable de ce qu’il affirme. Le jour où je ne serai plus président de la Ligue, et comme je l’ai déjà indiqué, je suis tout à fait prêt à débattre de mon passage à l’USAP avec qui voudra. Quant à un troisième mandat à la LNR, je ne vois pas sur quoi il s’appuie pour dire cela. Il n’y a pas lieu d’en parler puisque les statuts ne permettent pas de troisième mandat (Paul Goze est dans la dernière année de son deuxième). Je n’ai fait aucune démarche afin de réformer ces statuts. C’est une allégation pure de sa part sur mon désir de faire un troisième mandat liée au fait que certains présidents de clubs, à un moment donné, ont évoqué le fait qu’ils ne seraient pas défavorables à me voir rester pour un troisième mandat. Or, je n’ai jamais affirmé vouloir le faire. En ce qui concerne la tournée d’automne élargie, ce n’est pas moi qui m’y oppose mais les présidents de clubs qui ont souhaité à l’unanimité et à trois reprises ne jouer que cinq matches en cinq semaines. Ils estiment que le passage de trois matches, comme prévu, à cinq est un geste fort de solidarité envers le rugby international ». Sylvain Deroeux, de son côté, s’est fendu d’un sms concis : « Je considère que cette agressivité n’est pas signe d’une grande sérénité ».

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