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Réforme de l’éducation au Maroc : Les enseignants contractuels en colère contre le ministre de l’Éducation

La récente annonce de la feuille de route par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports, Chakib Benmoussa, a provoqué l’ire des enseignants contractuels au Maroc, qui estiment que leurs préoccupations éducatives sont ignorées.

Lors d’une conférence de presse inaugurale de la nouvelle année scolaire, le ministre a présenté les détails de la réforme éducative. Cependant, cette révélation a été mal accueillie par les enseignants contractuels, qui estiment que leurs préoccupations majeures ont été laissées de côté.

Dans un torrent de critiques sur les médias sociaux, ces enseignants ont fustigé le projet du régime de base des fonctionnaires proposé par le ministre. Ils le qualifient de « statu quo social et éducatif » qui n’apporte aucune innovation significative à leur profession.

Parmi les griefs exprimés, la précarité financière demeure au cœur des inquiétudes. Les enseignants estiment que rien n’a changé en termes de rémunération, et qu’ils sont désormais chargés de responsabilités accrues sans compensation adéquate.

De plus, le gouvernement est accusé de ne pas tenir ses promesses concernant l’augmentation des salaires des enseignants et l’amélioration de leurs conditions de travail. Les déclarations optimistes du ministre quant à l’amélioration de l’école publique en cette nouvelle saison ont également été accueillies avec scepticisme.

Rabie El Karâa, membre de la « Coordination nationale des enseignants sous contrat », dénonce le projet du ministère comme étant vidé de toute dimension éducative. Selon lui, l’ajout d’une nouvelle appellation ne change rien à la situation précaire des enseignants.

Il souligne également que le projet ne prévoit aucune incitation financière significative, arguant que les salaires actuels, avec un montant de 5 000 dirhams, ne permettent pas aux enseignants de subvenir à leurs besoins essentiels, surtout face à la hausse des coûts de l’éducation, des carburants et du coût de la vie.

Enfin, El Karâa critique les syndicats, affirmant qu’ils n’ont pas présenté de propositions substantielles pour défendre les intérêts éducatifs et sociaux des enseignants. Il déplore le manque de transparence dans les négociations syndicales, les qualifiant de vagues et non détaillées.

Alors que la nouvelle année scolaire est entamée, les manifestations organisées par les enseignants contractuels visent à dénoncer la remise en question de leurs droits et à défendre leurs intérêts légitimes dans le système éducatif marocain.

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