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Près de Carcassonne : mordu au pénis, il assène deux coups de poing au visage de sa compagne

Ce jeudi 31 août un Chaurien de 33 ans a été jugé en comparution immédiate, pour répondre de « violence par conjoint suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours ». Pour ces faits, qui ont eu lieu le mardi 29 août à Trèbes, il a été reconnu coupable par le tribunal et condamné à dix mois de prison ferme.

La musique n’est-elle pas censée adoucir les mœurs ? Ce jeudi 31 août, c’est à l’issue de 24 heures de garde à vue que Jean-Christophe, DJ de profession, est arrivé devant le tribunal de Carcassonne sous escorte de la gendarmerie. Âgé de 33 ans, ce natif de Castelnaudary était poursuivi pour « violence suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours, par une personne étant ou ayant été conjoint ». À noter que les faits ont été commis en état de récidive sur la même jeune femme. Présente à l’audience, elle garde encore les stigmates des coups de poing qu’elle a reçu au visage. Mais elle n’a pas souhaité déposer plainte. « Ce qui s’est passé est malheureux, mais je ne suis pas à l’origine de tout ça », a-t-elle déclaré au tribunal. « Ce que je veux aujourd’hui, c’est qu’il réalise et que tout ça s’arrête ! Ce que je veux, c’est le retour au calme. Qu’il puisse se faire soigner… » Tous les deux ont un petit garçon de six ans, qui dormait encore lors des faits.

Je souhaite m’excuser pour tout le mal que j’ai causé…

Mardi 29 août, c’est vers 16 heures que le parquet a été informé par un signalement de France victime, alors que la femme était examinée aux urgences de l’hôpital. Entendue par la gendarmerie, la jeune femme va ainsi expliquer qu’elle a reçu des coups de la part de son compagnon à leur domicile de Trèbes, à l’issue d’une nouvelle dispute. Ce jour-là, c’est à 6h30 que Jean-Christophe était rentré à la maison, après avoir passé la nuit dehors avec des amis. Après une première dispute, il serait allé s’enfermer dans la chambre. Puis a jeté le sommier du lit dans la cage d’escalier du duplex, suivi d’un tapis et d’un étendoir. De là, il a enserré sa compagne avant de la pousser contre le mur des toilettes. Un autre épisode de violence suivra, alors que le prévenu était allé se coucher comme si de rien n’était. Là, alors que sa compagne lui met des claques pour le faire réagir, allant même jusqu’à lui mordre le pénis, Jean-Christophe est sorti de ses gonds, et lui a asséné deux coups de poing au visage. Comme lors de sa garde à vue, le prévenu a reconnu l’entièreté des faits reprochés devant le tribunal. « Elle aussi me frappe. Il y a des violences réciproques. Elle crie, elle hurle, elle est hystérique ! Si je suis encore avec, c’est que c’est quelqu’un de bien. Je ne suis pas violent, mais triste. Je souhaite m’excuser pour tout le mal que j’ai causé… »

Il a essayé de fuir cette dispute.

Au ministère public, le substitut du procureur a relevé que « c’est déjà la troisième fois que le prévenu est mis en cause pour des faits de violence conjugale », et que ce dernier « n’a fait aucun travail sur lui-même. Il n’y a pas d’évolution… » La peine de dix-huit mois de prison, dont huit assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans, a ainsi été requise. Tout comme la révocation d’un sursis de deux mois toujours en cours. Pour la défense, Me Manon Nègre a plaidé pour un aménagement de la peine ferme en détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) : « Il a essayé de fuir cette dispute… Mais quand on lui a mordu les parties intimes, ça a été la fois de trop ! » À l’issue de son délibéré, le tribunal présidé par Marjorie Lacassagne-Taveau a finalement condamné Jean-Christophe à dix-huit mois de prison, dont dix assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans. La partie ferme sera aménagée sous la forme d’une DDSE au domicile de la sœur du prévenu.

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