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Omar Hilale: Le Maroc continue d’ĂȘtre une terre d’asile

Le Maroc Ă©tait et continue d’ĂȘtre une terre d’asile, ouverte Ă  ceux qui sont dans le besoin, a affirmĂ©, mercredi Ă  Rabat, l’Ambassadeur ReprĂ©sentant Permanent du Royaume auprĂšs des Nations-Unies, Omar Hilale, ajoutant que la culture de l’humanisme et de l’hospitalitĂ© existait au Royaume depuis plusieurs siĂšcle.

“Que ce soit les expulsĂ©s d’Espagne au 15Ăš siĂšcle ou les frĂšres africains de nos jours, en quĂȘte d’une vie meilleure vers l’Europe, le Maroc a toujours Ă©tĂ© accueillant aux Ă©trangers souhaitant y trouver refuge”, a indiquĂ© M. Hilale dans une allocution Ă  l’occasion de la commĂ©moration du 70Ăš anniversaire de l’adoption des conventions de GenĂšve sous le thĂšme “Soixante-dix ans aprĂšs l’adoption de GenĂšve : les dĂ©fis de la protection humanitaire”.

Il a, dans ce sens, rappelĂ© les efforts de Feu SM Mohammed V dans la protection, pendant la Seconde guerre mondiale, des citoyens marocains de confession juive des forces d’occupation françaises de Vichy et des nazis, notamment en refusant d’appliquer au Maroc les lois discriminatoires Ă  leur Ă©gard et en s’opposant Ă  leur dĂ©portation.

Faut-il Ă©galement rappeler, a poursuivi M. Hilale, que le Maroc a Ă©tĂ© le premier pays sur le Continent africain Ă  accueillir le Haut-commissariat pour les rĂ©fugiĂ©s en 1959 et Ă  l’autoriser Ă  ouvrir son bureau honoraire Ă  Casablanca en 1965, et que le Royaume a adhĂ©rĂ© aux Conventions de GenĂšve en 1956 au lendemain de son indĂ©pendance.

Ainsi, M. Hilale, prĂ©sident du Segment des Affaires humanitaires de l’ECOSOC, s’est attardĂ© sur le contexte politico-historique de la naissance des Convention de GenĂšve “à la suite de l’une des guerres les plus atroces que notre monde a connue, en l’occurrence la Seconde guerre mondiale”.

“La mise en place de la pierre angulaire du droit international humanitaire contemporain visait la prĂ©servation de l’humanitĂ©, mĂȘme en plein conflits armĂ©s”, a-t-il dit, regrettant cependant que ce droit se trouve souvent violĂ© dans les zones de conflits, soixante-ans aprĂšs l’adoption des Conventions de GenĂšve.

“Pire encore, les catĂ©gories les plus vulnĂ©rables des populations affectĂ©es, notamment les femmes et les enfants, sont sciemment ciblĂ©es”, a-t-il encore dĂ©plorĂ©.

M. Hilale a, ainsi, soulignĂ© que le “plus grand dĂ©fi” qu’il faut relever est celui de respecter pleinement le droit international humanitaire et renforcer la protection des civils dans les zones de conflits armĂ©s.

Il a, dans ce sens, lancĂ© un appel Ă  tous les acteurs, particuliĂšrement les États membres de l’ONU, afin de conjuguer leurs efforts et aux commissions nationales sur le droit international humanitaire pour jouer un rĂŽle central pour assister les États Ă  la sensibilisation.

La formation, notamment des forces armĂ©es et des professionnels dans le droit juridique, l’adaptation du droit international humanitaire aux nouvelles technologies et la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalitĂ© et les changements climatiques, sont plus que jamais impĂ©ratives, a relevĂ© M. Hilale.

InitiĂ©e par la Commission nationale du droit international humanitaire (CNDIH), en collaboration avec le ComitĂ© international de la Croix Rouge (CICR), la confĂ©rence “Soixante- ans aprĂšs l’adoption des Conventions de GenĂšve: les dĂ©fis de la protection humanitaire” porte sur l’impact des Conventions de GenĂšve en tant que pilier fondamental du droit international humanitaire et pierre angulaire de la protection de l’Homme contre les drames des guerres.

Elle a pour objectif de mettre en avant l’importance historique et symbolique des conventions de GenĂšve et d’échanger autour du dĂ©veloppement des mĂ©canismes juridiques, institutionnels et organisationnels se rapportant au respect des dispositions de ces conventions aux niveaux diplomatique et onusien.

La cĂ©rĂ©monie d’ouverture, qui s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence du Chef du gouvernement, SaĂąd Dine El Otmani, ainsi que d’ambassadeurs et de reprĂ©sentants du corps diplomatique et d’organisations internationales, a Ă©tĂ© marquĂ©e par la diffusion d’un documentaire sur l’action de la Commission nationale du droit international humanitaire.

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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