POLITIQUE

Le Maroc préoccupé par le refus de l’Algérie de coopérer contre le terrorisme

Rabat – Habboub Cherkaoui, chef du Bureau Central d’Investigation Judiciaire (BCIJ) du Maroc, a renouvelé ses inquiétudes concernant l’absence d’engagement de l’Algérie dans les efforts internationaux contre le terrorisme.

Il a averti que le refus de l’Algérie d’assumer sa responsabilité dans la lutte régionale et mondiale contre le terrorisme transnational pourrait avoir un impact négatif sur les efforts du Maroc et de la communauté internationale contre le terrorisme.

Dans une récente interview accordée aux médias publics, le responsable de la sécurité a également déploré le rejet par l’Algérie de la coopération sécuritaire contre le terrorisme.

Le refus catégorique d’Alger de coopérer dans la lutte contre le terrorisme, qui nécessite une étroite collaboration internationale, a un impact négatif sur les efforts inlassables du « Royaume [du Maroc] et de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme, un phénomène qui transcende les frontières », a averti le chef du BCIJ.

Cherkaoui a souligné que les réticences de l’Algérie affaiblissent et sapent les efforts déployés contre les menaces terroristes tant au niveau régional qu’international.

Ce n’est pas la première fois que le responsable du BCIJ met en garde contre l’absence de coopération face au terrorisme.

Le Maroc soutient depuis longtemps que l’absence de coopération en matière de lutte contre le terrorisme menace la sécurité de l’ensemble de la région, en particulier au Sahel.

Cherkaoui a fait des remarques similaires en mars, soulignant que la coopération régionale en matière de sécurité est une « condition sine qua non pour détruire la menace » du terrorisme.

Abdelhak Khiame, l’ancien chef du BCIJ, a tenu des propos similaires lorsqu’il a déploré l’attitude de l’Algérie après qu’elle ait « ignoré » les avertissements répétés du Maroc sur la situation fragile au Sahel.

Plusieurs organisations terroristes, dont ISIS et Al Qaeda, sont actives au Sahel, où elles ont profondément déstabilisé des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

L’approche antiterroriste du Maroc

Cherkaoui a rappelé la vigilance du Maroc face au terrorisme, soulignant la persistance de cette menace tant au niveau national qu’international.

Parlant des efforts du BCIJ, Cherkaoui a indiqué que l’unité de lutte contre le terrorisme a pu démanteler un total de 84 terroristes depuis sa création en 201.

« Depuis sa création en 2015, le Bureau central des investigations judiciaires a réussi à démanteler 84 cellules terroristes, dont 78 en lien avec l’organisation Daesh et 6 autres liées à l’idéologie de la nébuleuse Al-Istihlal wal Faye, qui légitime les activités illicites pour financer les actes terroristes », a souligné Cherkaoui.

Le BCIJ a également arrêté 1 357 individus, dont 14 femmes et 34 mineurs pour leur implication dans des affaires de terrorisme.

Cherkaoui a souligné que 137 individus revenant de zones de combat ont été traduits en justice. Parmi eux, 115 sont revenus des zones de conflit syro-irakiennes, 14 ex-membres d’ISIS en Libye, et huit autres qui ont été extradés vers le Maroc dans le cadre de la coordination entre le pays nord-africain et les États-Unis.

« Ces réalisations sont le fruit d’une coopération étroite et active entre les différents services de sécurité nationale », a souligné M. Cherkaoui.

Le chef du BCIJ a également mis l’accent sur l’approche proactive et le leadership du Maroc dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, affirmant que le pays s’est imposé comme un leader dans la lutte mondiale contre le terrorisme.

« Le Maroc partage avec ses partenaires des données et des informations précieuses » pour contrecarrer « la mise en œuvre de projets terroristes. »

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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