POLITIQUE

Article 9 : les conseillers RNI et USFP critiquent la position « ambiguë » du PJD

Alors que les dĂ©bats autour de l’Article 9 du Projet de loi de finances (PLF) 2020 continuent de faire sensation, l’abstention de vote du groupe parlementaire du PJD Ă  la Chambre des conseillers n’a pas Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e par les alliĂ©s du parti dans la majoritĂ© gouvernementale. AprĂšs la rĂ©action du prĂ©sident du groupe socialiste (USFP), c’est au tour de celui du rassemblement constitutionnel (RNI-UC) de monter au crĂ©neau pour demander aux Ă©lus PJD « plus de clarté » Ă  ce sujet.

PrĂ©sident du groupe socialiste Ă  la Chambre des conseillers, Mohamed Alami a appelĂ© le Chef du gouvernement SaĂąd-Eddine El Othmani Ă  convoquer les SecrĂ©taires gĂ©nĂ©raux des partis de la majoritĂ© gouvernementale, et ce « afin de remĂ©dier Ă  la grande fluctuation entre les composantes de la majorité » concernant l’Article 9 du Projet de loi de finances 2020, « entre partisans et opposants« . En prĂ©sentant cette demande, le chef de file de l’USFP Ă  la premiĂšre Chambre s’est appuyĂ© sur la Charte de la majoritĂ© gouvernementale.

Partageant cet avis, le prĂ©sident du groupe parlementaire du rassemblement-constitutionnel (RNI et UC) Mohamed Bakouri s’en est pris autrement, et sans citer le parti ciblĂ©, en dĂ©clarant que « le discours mauvais, contradictoire et peu clair est malsain et porte atteinte Ă  l’image et Ă  l’action des partis politiques« .

Le conseiller parlementaire de la majoritĂ© dit « regretter l’exploitation horrible de l’hĂ©micycle pour passer misĂ©rablement des sophismes« , considĂ©rant que cette tendance considĂšre comme « s’engager dans une vague de nihilisme dans un style clownesque, et des comportements honteux et inacceptables qui offensent l’action politique sĂ©rieuse et constructive« .

Mohamed Bakouri a en outre estimĂ© que « le discours de sĂ©rieux et de clartĂ© constitue le fondement de l’action partisane« , ajoutant que « si cela semble normal pour certains qui se sont habituĂ©s Ă  l’action clandestine sans avoir besoin de la position majoritaire de la Chambre des conseillers, nous rejetons cette dualitĂ©, ce qui fait accroĂźtre le sentiment d’incertitude sur la scĂšne politique dans notre pays, car nous ne continuerons Ă  accepter cette absurdité« .

« Il supervise la prĂ©paration des projets dont l’adoption engage son parti », a dit le prĂ©sident de groupe Ă  propos de SaĂąd-Eddine El Othmani. . Bakouri estime que le Chef du gouvernement doit intervenir «  en toute urgence pour sauver sa majoritĂ© et la rassembler, et d’arrĂȘter le feu de ses FrĂšres, qui s’est rĂ©pandu dans toutes les directions »

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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