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Villaudric. Après l’incendie de vendredi, encore deux départs de feu

Deuxième incendie de taille, dans la même zone, en seulement trois jours. Après le feu qui a mobilisé presque 80 sapeurs-pompiers ce vendredi à Villaudric (notre édition de samedi), les champs ont de nouveau brûlé ce lundi. Peu après 17 heures, au moins deux panaches de fumée ont été aperçus à quelques centaines de mètres d’écart se déclencher quasi simultanément. Plusieurs hectares de végétation sont partis en fumée et du côté des sapeurs-pompiers, une trentaine venue à bord de camions-citernes feux de forêts, les premiers moyens ont été démobilisés vers 20 h 30. Comme vendredi, un sinistre qui a quand même mobilisé 80 soldats du feu et un avion bombardier, les gendarmes de Fronton étaient sur place. Seule leur enquête permettra d’établir les circonstances de ces feux à répétition. Quand on sait que le passage d’un train de marchandises a vraisemblablement suffi à embraser pas moins de 22 hectares, ce dimanche, en bordure de ligne ferroviaire Toulouse-Montauban. Et le nord du département n’a pas le monopole des incendies de broussailles.

Origine humaine dans 90 % des cas

Ce lundi encore, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS 31) restait en alerte "sévère" sur le sujet, également dans le Muretain et le Lauragais. D’ailleurs, le week-end a été littéralement très chaud en Haute-Garonne. Ça a donc commencé par Villaudric, vendredi après-midi. Mais il y eut aussi Lagardelle-sur-Lèze ou Portet-sur-Garonne avec 2 000 m2 noircis par les flammes. Vingt-quatre heures plus tard, rebelote à Merville où un champ en bordure de la route dite de la Côte-Rouge s’est enflammé atteignant en partie un petit hangar agricole.

"80 % des départs de feu se déclenchent à moins de 50 mètres des habitations et dans 90 % des cas, l’homme est à l’origine de ces sinistres", note Étienne Guyot, le préfet de l’Occitanie. Car pour l’heure, s’il n’y a aucun sinistre d’ampleur à déplorer dans le département, la situation est telle que les services de l’État ont préféré anticiper en diffusant un communiqué sur les bons gestes à adopter : aucun brûlage à l’extérieur. De même l’écobuage est proscrit entre le 15 juin et le 15 septembre. Et évidemment, jeter sa cigarette au gré du vent est une attitude à bannir toute l’année, plus encore en période estivale.

D’autant que les sols et la végétation ont pâti de la sécheresse de 2019. Combinée aux conditions climatiques des derniers mois, la moindre étincelle peut s’avérer dramatique : un simple caillou devenant un facteur de risques lors des opérations de fauchage. Voilà pourquoi il est recommandé – et obligatoire – de débroussailler au fur et à mesure, ce qui facilite le travail des sapeurs-pompiers.

Via LaDepeche

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