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Vidéo : une députée agressée sexuellement en pleine assemblée au Brésil

Alors que les députés brésiliens étaient réunis pour voter le budget, une élue a été victime d’une agression sexuelle, le 17 décembre dernier. Un collègue lui a touché les seins en pleine assemblée, à São Paulo. Deux mois après les faits, une commission d’éthique a validé la plainte d’Isa Penna et son collègue devra s’expliquer en commission de discipline.

La députée brésilienne Isa Penna a attaqué un collègue pour agression sexuelle. Les deux élus étaient réunis en assemblée à São Paulo pour voter le budget, le 17 décembre dernier, quand les faits se sont déroulés, explique L’Obs ce mardi 16 février.

Il pose ses mains sur sa poitrine

La scène a été filmée et a eu lieu devant d’autres politiques également présents. Dans la vidéo, on distingue très clairement Isa Penna discuter avec un élu. Puis, Fernando Cury s’approche sans qu’elle ne s’en rende compte.

Le député du Parti populaire socialiste se colle à elle et pose ses mains sur sa poitrine. Isa Penna réagit immédiatement en le repoussant. Malgré cela, le député réitère son geste. Selon L’Obs, il aurait démenti avoir caressé la poitrine de l’élue.

L’agresseur présumé risque la destitution

Le jour même, sur son compte Twitter, la victime a dénoncé ce qu’elle venait de subir et a diffusé la vidéo.

O Deputado Cury, no entanto, ignora o gesto e se posiciona atrás de mim e apalpa meus seios, no que é imediatamente repelido por mim! E assim ocorre o assédio… pic.twitter.com/8onaAYX6Vh— Deputada Isa Penna #VacinaJá (@IsaPennaPsol) December 17, 2020

« J’ai été publiquement harcelée par le député Fernando Cury (PPS) lors du vote sur le budget de l’Etat à l’ALESP (Assemblée Législative de l’Etat de São Paulo) », a-t-elle affirmé. Puis, l’élue connue pour son attachement à la cause féminine a écrit : « J’affirme que la violence politique de genre que j’ai subie publiquement à l’ALESP n’est malheureusement pas un cas exceptionnel. »

Nous ne pouvons pas baisser pas la garde, car la révocation n’est pas garantie

Deux mois après les faits, la plainte de la victime a été acceptée à l’unanimité par une commission d’éthique. Isa Penna, militante féministe, s’en est félicité sur Twitter le 10 février dernier. « Malgré ce grand résultat, nous ne pouvons pas baisser la garde, car la révocation n’est pas garantie. Le combat continue pour qu’il n’y ait pas d’impunité dans l’affaire ! »

L’agresseur présumé devra se présenter devant la commission et risque une suspension ou une destitution.

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