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[VIDEO] Coronavirus : la maladie n’est-elle “plus la même” qu’il y a six mois comme le prétend le Pr Raoult ?

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l’essentiel
Dans une interview diffusée sur CNEWS, le spécialiste des maladies infectieuses laisse suggérer que la maladie est beaucoup moins virulente qu’il y a quelques mois. Une affirmation à nuancer.

Alors qu’il se faisait plus discret dans les médias ces dernières semaines, le professeur et infectiologue Didier Raoult s’est exprimé ce mercredi 19 août sur CNEWS au cours d’une interview accordée à Laurence Ferrari. Lors de cet entretien, il est revenu sur le traitement à la chloroquine contre le coronavirus qu’il continue de défendre, mais s’est également exprimé sur la baisse de la mortalité.

“Entre les cas qu’on trouve maintenant et ceux qu’on trouvait en février ou en mars, ça n’est plus la même maladie. Ce que l’on trouve maintenant, ce sont des formes très bénignes” a avancé le directeur de l”Institut hospitalo-universitaire Méditerannée Infection. Cette déclaration, lâchée sans véritable démonstration, pourrait laisser suggérer que le virus aurait muté.

Un virus plus contagieux

Il est vrai que le Sars-Cov-2 qui est à l’origine de la maladie Covid-19, mute en permanence, comme tout autre virus. Une de ces mutations a même été mise en évidence début avril, avant que l’étude résumant cette découverte ne soit publiée dans la revue Cell début juillet. Cette mutation dite de D614G, survenue juste avant que le virus n’arrive en Europe, l’aurait rendu bien plus contagieux, expliquant peut-être le fait que l’épidémie ait été plus importante chez nous qu’en Chine.

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En revanche, rien ne permet d’affirmer que cette mutation a rendu le virus moins mortel. Interrogé par Ouest-France, le professeur et généticien Étienne Simon-Lorière estime que le variant G du virus (celui issu de la mutation D614G) “a été dominant en Europe et nous n’avons pas été spécialement épargnés”. Selon lui, la baisse de la mortalité, s’explique simplement par le fait que “l’on commence à mieux connaître la maladie, que les hôpitaux soient moins chargés, qu’il y ait une meilleure prise en charge et que quelques molécules commencent à fonctionner sur les symptômes”.

Ne pas confondre virus et maladie

Stéphane Gayet, infectiologue au CHU de Strasbourg, balaie quant à lui l’idée d’un virus rendu moins virulent : “S’il y avait une mutation dans le sens d’un affaiblissement du pouvoir pathogène, ce virus nouveau, mutant, n’aurait aucun avenir puisqu’il serait plus faible et ne pourrait entrer en concurrence avec d’autres souches plus pathogènes” explique-t-il à La Dépêche.

Par ailleurs, le professeur Raoult ne dit pas que le virus n’est plus le même, mais il évoque plutôt “la maladie”. Pour étayer son raisonnement, il se base sur des constatations : “J’ai discuté avec une de nos collaboratrices qui trouve qu’il n’y a plus du tout de troubles de coagulation chez les gens qui rentrent maintenant” relate Didier Raoult.

Stéphane Gayet nuance : “Je ne dirais pas que la maladie n’est plus la même, mais plutôt que les malades ne sont plus les mêmes”. L’infectiologue rappelle que du fait de l’augmentation massive des tests, on détecte des gens “qui ne sont pas très malades”. La formulation du professeur Raoult est donc à prendre avec des pincettes.

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Source

Media7

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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