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Un restaurateur en colère dénonce le succès de McDonald’s pendant le confinement


C’est une colère qui n’est passée inaperçue. Un restaurateur breton, Laurent Gaurion a partagé une vidéo devenue virale. Il y dénonce le succès des ventes à emporter chez McDonald’s alors que les restaurants indépendants sont délaissés.

La vidéo est devenue rapidement virale sur Facebook le 9 novembre. Le restaurateur du Morbihan et patron du Men-Glaz, Laurent Gaurion, y dénonce l’engouement que connaissent les grandes enseignes et en particulier le géant du fast-food, MacDonald’s en cette période de confinement. Une mesure qui plonge les petits restaurateurs comme lui dans de profondes difficultés économiques.

Les restaurants, bars et commerces jugés «non essentiels» doivent à nouveau garder le rideau baissé depuis le 30 octobre. Durement touchés au printemps, de nombreux commerçants sont entrés avec appréhension dans cette nouvelle mise sous cloche malgré un assouplissement qui leur permet de rester ouverts pour le retrait de commandes en magasin.

«On a essayé de faire de la vente à emporter, de trouver des choses pour avoir un petit peu d’argent», explique le restaurateur breton devant la file d’attente bondée du drive du MacDonald’s de Pontivy (Morbihan). «On fait partie de la France, on y cotise beaucoup», regrette le commerçant. Laurent Gaurion estime que les ventes à emporter des petits commerces ne connaissent pas le même succès que celles des grandes enseignes, les consommateurs n’ayant pas le réflexe de faire appel à leurs restaurants habituels. «Par rapport au premier confinement où on a essayé d’être présents, où on a plus dépensé d’argent pour s’équiper qu’on en a gagné… Vendredi c’était calme», déclare-t-il désabusé.

Un message qui a été visiblement entendu. Contacté par Ouest-France, sa situation semble s’être améliorée grâce à cette médiatisation : «C’était un petit coup de gueule pour que les gens s’aperçoivent qu’on a besoin d’argent et de soutien. Je n’ai rien contre McDo. J’ai des enfants, j’y vais. Mais nous aussi, on a besoin de travailler et on ne travaille pas assez». Avant d’ajouter: «On ne peut pas travailler pour pas grand-chose, passer de vendredis et samedis complets à une centaine d’euros par soir».


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