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lundi, septembre 28, 2020
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Toulouse. Les restaurateurs toulousains frappés par la crise

Les restaurateurs toulousains repoussent la crise, mais jusqu’à quand ? "Cet été est conforme à nos attentes : compliqué pour certains, qui s’en sortent mieux que prévu, mais très compliqué pour beaucoup. Les pertes sont largement supérieures aux 30 % que nous craignions", constate Ivo Danaf, président de l’Umih 31. Après deux mois et demi de confinement, les établissements ont rouvert le 2 juin, mais les mesures de distanciation entre les tables ont fait perdre plus de 30 % de couverts aux restaurateurs. Un handicap pondéré par les extensions de terrasses autorisées par la mairie de Toulouse (plus de 200), mais qui n’a pas fait disparaître toutes les difficultés. L’Umih, principal syndicat de la restauration à Toulouse s’attend à un début de mois d’août "très calme", ce que constatent déjà certains restaurateurs. "Nous avons plutôt bien limité les dégâts en juillet, après un mois de juin très irrégulier. Mais les entreprises autour de nous tournent au ralenti au mois d’août, donc notre terrasse commence à se vider. Nos clients nous l’ont dit : ils prennent au moins quinze jours de vacances, jusqu’au 15 août", raconte Chérif Chami, cogérant des Jardins du Toec. Le restaurant du quartier Purpan a dû réduire sa terrasse, de 140 à 100 couverts, et "nous ne les faisions pas, ces 100 couverts", a pu constater l’entrepreneur. Grâce au chômage partiel, il tient encore, mais "les comptes sont plus ou moins dans le rouge". Au nord de Toulouse, au marché d’intérêt national, la Brasserie du Marché de Jean-Philippe Deschamps a connu également un été mitigé. "Heureusement que nous avons le chômage partiel, sinon on serait morts. Avant le Covid, on faisait 80 couverts en moyenne, là quand on fait 45, on est contents… Heureusement qu’il y a encore de l’activité économique autour pour drainer une clientèle d’affaires. Mais il nous manque vraiment un type de clientèle : les personnes de 50-60 ans, qui venaient se faire plaisir de temps en temps. Eux, ils sortent beaucoup moins". Peur du Covid, pertes de repères après le confinement ? "Les établissements qui souffrent le plus, sont ceux qui n’ont pas du tout de terrasse, et qui sont dans les coins les plus isolés, estime Ivo Danaf. Être situé dans l’hypercentre ne vous garantit pas le succès, loin de là. Il faut vraiment bien calibrer son affaire pour s’en sortir." La Distillerie, restaurant avec une grande terrasse, ouvert en octobre 2019 près des allées Jean-Jaurès, fait partie des premières victimes du Covid. L’établissement bistronomique a mis la clé sous la porte le 1er août.

Via LaDepeche

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