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Toulouse. La Haute-Garonne en zone rouge : comment en est-on arrivé là ?

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l’essentiel
Relativement épargnée durant la premiÚre vague, la Haute-Garonne fait désormais partie des 21 départements classés en zone rouge par le gouvernement. Une situation inquiétante. Explications.

La rentrĂ©e scolaire approche, le temps est maussade, et le nombre de cas positifs au coronavirus augmente inlassablement… « La Haute-Garonne vient de dĂ©passer le seuil d’alerte avec un taux d’incidence supĂ©rieur Ă  50 pour 100 000 habitants la semaine derniĂšre. Le nombre d’hospitalisations a doublĂ© en 15 jours bien qu’il y ait assez peu de cas en rĂ©animation. C’est pourquoi le dĂ©partement est passĂ© en zone rouge », explique Pierre Ricordeau, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© Occitanie.

Les consĂ©quences d’un certain laisser-aller

De nombreux habitants du dĂ©partement ont baissĂ© leur vigilance au profit des journĂ©es ensoleillĂ©es. Une insouciance qui ne serait pas sans consĂ©quences… « On voit bien que les gestes barriĂšres n’ont pas toujours Ă©tĂ© respectĂ©s, que la pĂ©riode estivale a Ă©tĂ© l’objet de rassemblements entre amis et de repas de famille. On n’est pas dans une situation catastrophique car le niveau reste faible, mais c’est justement pour cela qu’il faut rĂ©agir maintenant. On sait comment arrĂȘter le virus et c’est important que l’ensemble des citoyens se mobilise », souligne Pierre Ricordeau.

Un point sur lequel insiste Ă©galement Muriel Alvarez, infectiologue au CHU de Toulouse : « Les habitants doivent comprendre que la circulation du virus est importante, que nous arrivons Ă  la rentrĂ©e, qu’il y aura plus de monde, et qu’il est donc essentiel d’appliquer sĂ©rieusement les gestes barriĂšre. »

Vers une saturation des laboratoires ?

Les acteurs de la santĂ© comptent sur l’effet « zone rouge » pour relancer l’effort collectif contre l’épidĂ©mie. Ils restent toutefois rassurants sur la capacitĂ© des structures sanitaires Ă  affronter les semaines et mois Ă  venir. « On n’a absolument aucun souci en termes d’occupation des lits ni en hospitalisation traditionnelle, ni en rĂ©animation », affirme Muriel Alvarez. CĂŽtĂ© dĂ©pistage des ajustements sont envisagĂ©s. « La limite n’est pas atteinte au niveau de la capacitĂ© de tests, j’ai confiance en nos laboratoires. Le seul bĂ©mol est que plus on fait de tests plus les dĂ©lais de rĂ©sultats sont longs. Il faudra penser Ă  prioriser les personnes qui ont des symptĂŽmes ou qui sont contact, voir Ă  revenir Ă  l’ordonnance obligatoire en cas de saturation », estime le Dr Alvarez. Une solution qu’envisage sĂ©rieusement l’ARS tandis que 70000 tests sont rĂ©alisĂ©s chaque jour en Occitanie: « Il est important que ces personnes soient testĂ©es en prioritĂ© pour obtenir un rĂ©sultat rapide ».

Par ailleurs le passage en zone rouge, donne au PrĂ©fet de nouvelles possibilitĂ©s d’action. « Il sera en capacitĂ© de prendre des dĂ©cisions en fonction de l’évolution de la situation, notamment si elle se dĂ©grade », indique l’ARS alors mĂȘme qu’Étienne Guyot a dĂ©jĂ  annoncĂ© plusieurs mesures supplĂ©mentaires.

Ce qui change

La prĂ©fecture a pris de nouvelles mesures de restrictions pour endiguer la propagation du virus. Le port obligatoire du masque est ainsi Ă©tendu. Depuis vendredi dernier le masque doit ĂȘtre portĂ© dans un rayon de 30 mĂštres des entrĂ©es et sorties des crĂšches et Ă©tablissements scolaires (Ă©coles, collĂšges, lycĂ©es) du dĂ©partement, de 7h Ă  22h et lors de tout rassemblement « de plus de 10 personnes sur la voie publique, de 7h Ă  3h. Deux nouveaux drives ouvrent sur Toulouse dĂšs demain. Sous l’impulsion du CHU de Toulouse, un dĂ©pistage mobile sera Ă©galement mis en place.

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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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