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samedi, octobre 31, 2020
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Toulouse : il surprend son ex-petite amie au lit avec son meilleur ami et le tabasse

C’est une annonce que ses amis auraient mieux fait de passer sous silence. Samedi, vers 7 h 30, un homme a surgi chez son ex, domiciliée à Toulouse, "pour vérifier si elle avait un nouveau compagnon". Quelques heures plus tôt, l’une de ses connaissances lui avait appris la nouvelle. "Un ami en commun m’a dit qu’elle sortait avec mon meilleur ami", explique-t-il, ce lundi, devant le tribunal correctionnel. Cet individu âgé de 27 ans a alors escaladé le balcon pour entrer directement dans l’appartement de la jeune femme. "J’ai été réveillé par un coup de poing en pleine face", a expliqué le nouveau compagnon devant les gendarmes. Le jeune couple parvient à se défaire de son agresseur et s’enferme dans la chambre.

Les voisins, victimes collatérales de sa violence sur fond d'homophobie

Visiblement agacé, le prévenu s’est emparé d’un couteau pour frapper à plusieurs reprises sur la porte, marques à l’appui. Les deux victimes ont réussi à s’échapper à l’extérieur de l’appartement. Et c’est sur le parking que les violences ont redoublé d’ampleur. "Vous avez pris votre ex par les cheveux pour la traîner au sol", raconte la présidente Viargues. Résultat : la jeune fille s’est vue prescrire trois jours d’interruption totale de travail (ITT). Son nouveau petit ami, lui, a fait l’objet de 10 jours d’ITT. Notamment lié à une fracture de la mâchoire.

Dehors, deux voisins ont tenté d’arrêter le jeune homme mais sans grand succès. Sur fond d’homophobie, ils ont reçu une pluie de coups de poing. L’un des deux riverains en est reparti avec deux jours d’ITT. Devant le tribunal, l’auteur des faits reconnaît les violences. "Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je suis désolé… Je m’excuse", bredouille-t-il dans le box. Cet épisode, aussi violent soit-il, n’est pourtant pas le premier. Séparé de la victime depuis 2018, il la harcèle "par messages, par appels ou par mails en fonction des périodes", détaille la présidente. En face, le jeune homme semble prendre conscience de l’impact psychologique et physique de ses coups. Il multiplie les excuses.

Pas de quoi convaincre Me Éric Mouton, avocat de la partie civile, pour autant. "Je doute que cette prise de conscience soit véritablement sincère." Le ministère public pointe le décalage "entre la violence de l’événement et le comportement adopté à l’audience". Le procureur requiert 18 mois de prison ferme et une incarcération immédiate. En défense, Me Jocelyn Momasso-Momasso, lui, plaide pour un suivi médical d’une "personne qui a vraiment besoin d’aide". Une plaidoirie qui a convaincu le tribunal. L’homme écope de 18 mois de prison, intégralement avec sursis.

Via LaDepeche

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