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Toulouse : après la fusillade aux Izards, deux mises en examen et des zones d’ombre

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l’essentiel
Les hommes arrêtés après la fusillade aux Izards ont été mis en examen pour « meurtre en bande organisée » et incarcérés hier. Plusieurs zones d’ombre demeurent.

Quel individu devait être ciblé par la descente des tueurs lundi soir aux Izards ? Combien d’individus se trouvaient dans la voiture ? Qui a tiré ? Est-ce que la composition du commando, dont au moins deux membres appartiennent aux « équipes » qui gèrent le business des stupéfiants de La Reynerie, autre quartier « sensible » de Toulouse, signifie une déclaration de guerre entre ces deux places fortes du trafic ?

Après quatre jours d’enquête menée par les femmes et hommes de la police judiciaire, et pour une fois des éléments tangibles (suspects, voiture, armes) sur lesquels s’appuyer, le puzzle est loin d’être complet après la mort d’un jeune homme lundi soir.

Un Marocain sans papier, « chouf » ou vendeur connu de ce point de deal, mais dont l’identité reste en suspens et qui, sans doute, n’était pas directement visé lundi soir quand, depuis la voiture, les premiers coups de feu ont retenti. Comment expliquer que l’homme descendu de la Volkswagen Golf et qui s’est approché de la victime à terre a soudainement fait demi-tour ? Parce que la victime n’était pas celle visée ? Cette hypothèse en suspens serait prise au sérieux.

Combien de tireurs ?

Désormais sous commission rogatoire de la juge d’instruction Elodie Billot, en charge aussi de l’instruction sur la fusillade mortelle du lundi 10 août toujours aux Izards, les membres de la division criminelle du SRPJ de Toulouse doivent déterminer la composition du commando. Deux, trois ou quatre individus ? Même s’ils rejettent leur implication, les deux hommes de 19 et 28 ans mis en examen pour « meurtre en bande organisée », et incarcérés hier vont avoir du mal à se libérer des charges qui pèsent déjà sur leurs épaules. « Ils doivent, eux aussi, bénéficier de la présomption d’innocence », insiste un de leurs avocats, Me Le Bonjour. Les analyses ont déjà montré des traces de poudre sur les mains du plus âgé, et sur les vêtements du deuxième. Les recherches d’empreintes et d’ADN, sur les armes et dans la voiture, restent attendues.

Quant aux motivations de ce crime, policiers et magistrats se montrent prudents. Comme ils se gardent de lier, forcément, les différents épisodes qui ont ensanglanté les Izards. Les équipes de La Reynerie veulent-elles mettre la main sur ces points de deal ? Un observateur reste dubitatif. « Aux Izards, il y a eu plusieurs épisodes violents, et un mort, au printemps 2019. Il s’agissait d’une guerre intestine, comme d’ailleurs en 2013-2014 où quatre personnes ont été tuées, dont deux anciens amis d’enfance qui ne travaillait plus dans le même clan… »

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