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Stationnement à Toulouse : c’est la rentrée des horodateurs

Retour aux bonnes habitudes. À partir de ce matin, il faut à nouveau payer pour se garer dans les rues de Toulouse. La période de gratuité estivale, du 1er au 15 août, est terminée. Et les 15 300 places de voirie du centre-ville et des quartiers alentour ne sont désormais accessibles qu’après un passage à l’horodateur (1,50 € l’heure dans le centre-ville) ou après un abonnement au stationnement résident (135 € l’année ou 100 € pour les titulaires d’une carte Tisséo).

Dans la Ville rose comme dans toutes les grandes villes, la pression sur la voiture se fait de plus en plus forte au fil du temps pour se déplacer et se garer. Le dispositif du stationnement résident, qui permet aux habitants d’un quartier, moyennant un abonnement, de trouver une place, ne cesse de s’étendre et, avec lui, les horodateurs. L’an dernier, il a connu un coup d’accélérateur avec le passage de toute une série de quartiers au-delà du canal du Midi (Port-Saint-Etienne, Guilheméry, Matabiau, Raisin-Négreneys) et sur la rive gauche à Saint-Cyprien (Roguet et Sainte-Lucie sont, depuis novembre 2019, les derniers secteurs a y être passés).

Le mouvement devrait se poursuivre. Plusieurs quartiers avaient entamé des discussions l’an dernier : Bonnefoy, Arago, Béteille ou encore les Amidonniers. Pour eux, comme pour d’autres, la question se reposera. Car, avec l’extension du stationnement payant, les voitures ventouse envahissent les quartiers voisins qui, à leur tour, se convertissent au système.

Au Capitole, l’élu en charge du stationnement pendant le précédent mandat, Jean-Michel Lattes (Philippe Perrin lui a succédé depuis juin dernier), n’a cessé d’expliquer que le manque d’espace sur la voie publique rendait obligatoire le stationnement résident. Tout en soulignant que c’est uniquement à la demande des habitants d’un quartier, ou avec leur accord, qu’un secteur devient résident. La mesure, au départ, suscite aussi des oppositions, les habitants devant payer pour quelque chose qui a toujours été gratuit. La carte du stationnement résident (diffusée sur toulouse.fr avec toutes les informations sur les modalités et les tarifs du stationnement) montre que les faubourgs sont aujourd’hui concernés.

Mais la pression sur la voiture vient aussi d’un contrôle accru. Le bon vieux PV à 17 €, peu dissuasif, a laissé place en janvier 2018 à un Forfait post-stationnement à 30 € après 2 heures. Les automobilistes toulousains, qui étaient seulement 17 % à payer, sont devenus un peu plus civiques. Mais avec un taux de paiement de 30 %, il y a encore de la marge. Surtout, les effectifs des agents de surveillance de la voie publique ont été renforcés. Et jusqu’à présent, le Capitole n’excluait pas, comme le font d’autres villes en Europe, d’adopter un contrôle automatisé par le biais de caméras fixées sur des voitures. Un dispositif qui permettrait de contrôler toutes les places beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui.


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