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Séméac. Hautes-Pyrénées : à la Brasserie du Pépère, on maintient la pression

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Véritable institution, la Brasserie du Pépère a changé de mains depuis quelques mois. Rencontre avec la nouvelle propriétaire de la brasserie, qui entend bien continuer à la faire mousser.

Les aléas économiques font partie de la vie des entreprises, quand bien même elles sont bien installées. À la fin de l’année dernière, la Brasserie du Pépère a connu quelques difficultés financières. Les ventes se portent bien, mais l’entreprise familiale, créée à Pouyastruc par Joël Botte en 2015, est exsangue. Et le salut viendra d’Isabella Antollini, qui exploite depuis 2 ans avec son compagnon, la maison Aurian, à Condom. Une maison historique qui existe depuis 140 ans. « Nous sommes des assembleurs et distributeurs d’Armagnac et de bières, et nous fabriquons aussi des liqueurs artisanales, à base d’Armagnac ou de vin, parfumées avec des fruits frais », confie la jeune chef d’entreprise, « nous avions déjà un partenariat très fort avec la Brasserie du Pépère, pour distribuer leurs bières. Mais très vite, la situation est devenue compliquée, ça ne pouvait plus durer. Alors nous avons proposé à M. Botte de reprendre l’affaire, parce que nous voulions vraiment que cette aventure continue. » Il ne s’agit donc pas d’une « OPA » hostile sur la brasserie, mais une vente concertée : « Nous avons racheté les parts sociales à la famille Botte, et nous avons repris les dettes. » Voilà qui cloue le bec à ceux qui auraient pu penser que la maison Aurian aurait en quelque sorte profité des difficultés de la brasserie pour mettre la main dessus à bon compte. La reprise, qui s’est déroulée pendant le confinement, est passée plus ou moins inaperçue.

« Se concentrer d’abord sur la production »

Mais au moment du déconfinement, les habitués du bar et de la boutique qui avaient été créés sur le site de Séméac qui abrite la brasserie depuis 2019, ont trouvé porte close. « Très vite, la rumeur s’est répandue comme quoi la brasserie était fermée, et que nous en étions les fossoyeurs », regrette Isabella Antollini, « c’est exactement le contraire qui se passe. Nous voulons vraiment que la Brasserie du Pépère vive et se développe. M. Botte est resté avec nous jusqu’au mois dernier, pour me guider et pour me transmettre son savoir, et ça s’est très bien passé. Je l’embête encore de temps en temps au téléphone pour lui demander une recette ou une astuce », ajoute-t-elle pour bien signifier que la volonté de perpétuer est bien là.

« Ce qui est vrai, c’est que nous avons décidé de fermer la boutique et le bar, c’est trop « gourmand » en personnel, on ne peut pas se le permettre pour l’instant. Nous préférons, tout du moins pendant quelque temps, nous concentrer d’abord sur la production, il n’est pas question que nous fassions défaut à nos distributeurs habituels, la grande distribution, les commerces de proximité, les bars et les restaurants, qui continuent à nous faire confiance. » Et le retour du bar, de la boutique ? « On y pense, mais pas dans l’immédiat. C’est sûr qu’un endroit convivial pour découvrir les produits et partager des moments, ce serait bien. Mais pas tout de suite… »

De nouveaux produits

Bien entendu, l’intégralité de la gamme des bières de la Brasserie du Pépère a été conservée. « Il n’y avait pas de raison de changer quoi que ce soit, les produits sont excellents et la gamme, très large, plaît. Maintenant, avec notre savoir-faire en matière de macérations de fruits, nous travaillons sur une extension de la gamme. Pour le moment, nous avons mis au point une bière parfumée à la myrtille. Et on a d’autres projets pour étoffer la gamme, ce ne sont pas les idées qui manquent. »

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