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Sélection 2021-2022 : serez-vous l’un des futurs astronautes de l’Agence spatiale européenne ?

L’Agence spatiale européenne a lancé ce mardi la quatrième sélection d’astronautes de ses cinq décennies d’histoire. Une poignée de places direction l’espace pour la génération appelée à aller sur la Lune et à rejoindre Thomas Pesquet dans le corps des astronautes européens.

Vous avez un master en sciences naturelles, médecine, ingénierie, mathématiques ou informatique et trois ans d’expérience professionnelle. Vous avez moins de 50 ans (idéalement entre 27 et 37 ans), vous êtes ressortissant de l’un des Etats membres de l’Agence spatiale européenne ou de l’un des Etats associés, votre état de santé vous rend éligible au pilotage d’un aéronef, vous parlez anglais couramment et possédez des « rudiments » dans d’autres langues. L’espace vous ouvre ses portes.

Got questions about our #AstronautSelection? Discover more about the criteria and the process, check the FAQs and get ready to make #YourWayToSpace when applications open 31 March ? https://t.co/Bem9IeDNmJ #ESArecruits pic.twitter.com/rHvTCQc1a9

— ESA (@esa) February 16, 2021

L’ESA cherche des compétences élevées et diversifiées

Dis comme cela, ça a l’air assez simple. Dans la réalité, la précédente sélection d’astronautes de l’ESA avait offert aux quelque 8 000 candidats qui s’étaient présentés une chance sur mille de toucher le Graal, eu égard au niveau de compétences des inscrits et aux attentes de l’agence pour ses futurs astronautes : « Peu importe ce que vous avez étudié, vous devez exceller en la matière. »

Peu importe ce que vous avez étudié, vous devez exceller en la matière

Treize ans après l’appel à candidature qui avait permis au Français Thomas Pesquet d’être choisi, formé, entraîné puis de s’envoler une première fois vers la Station spatiale internationale avant une seconde le 20 avril prochain, l’ESA liste avec un certain humour ses exigences : il lui faut des hommes et des femmes qui restent calmes sous la pression, possèdent une « solide motivation et une aptitude à composer avec des horaires de travail irréguliers, de fréquents voyages et de longues coupures » avec leur famille, leur maison et leur vie sociale. Des gens fiables qui sont aussi OK pour participer à des expériences scientifiques qui font d’eux à certains égards des « cobayes » de la recherche spatiale.

Ils ont voyagé dans l’espace depuis la création de l’Agence spatiale européenne
ESA

Six hommes et femmes appelés à voyager loin

« J’étais pilote, ingénieur, plongeur sous-marin, j’avais travaillé dix ans à la NASA avant de rejoindre le CNES : dans mon esprit, j’avais tous les ingrédients. Mais en fait, on était tous comme ça ! », s’amusait récemment l’un des « rivaux » de Thomas Pesquet en 2008, Rémi Canton, pour illustrer le niveau des impétrants. Tous habités par le même rêve d’espace et désormais de Lune et de Mars. Car la demi-douzaine d’appelés aura de bonnes chances de voyager loin.

L’ESA est en effet étroitement associée au programme américain Artemis de retour sur la Lune. En échange de la fourniture du module de service du vaisseau spatial Orion (deux contrats pour six modules au total), notamment, elle a obtenu des places pour ses astronautes, d’abord en orbite lunaire, puis sur l’astre lui-même au début de la décennie 2030. Avant de projeter l’un d’entre eux vers Mars au cours de la décennie 2040.

Verdict des seize mois de sélection en octobre 2022

Les différentes phases de la sélection : après chacune, le nombre de candidats se réduira.
ESA

Si le cœur vous en dit, vous aurez deux mois, entre le 28 mai et le 31 mars pour adresser votre candidature via le site web dédié de l’agence et entrer dans un cycle de sélection qui durera seize mois. Aux tests psychologiques programmés entre juillet et novembre succéderont les tests pratiques, la sélection médicale, en juillet 2022, puis deux rounds d’entretiens finalement décisifs entre ceux qui seront alors encore en lice. L’annonce des nouveaux astronautes, quatre à six, est programmée en octobre 2022.

S’inscrire à une sélection d’astronautes , ce n’est pas se dire qu’on est meilleur que les autres. C’est tenter sa chance, faire de son mieux, et ne pas regretter d’avoir laissé passer une opportunité ! https://t.co/0dTlrQdkBr #YourWayToSpace pic.twitter.com/eRrUW3Wl9b— Thomas Pesquet (@Thom_astro) February 16, 2021

Du côté de l’Agence spatiale européenne, on espère que les femmes seront nombreuses à candidater et l’on a aussi développé un projet parastronaute. Une première mondiale. « Je pense qu’on a plein de progrès à faire en termes de parité, donc j’espère qu’on aura 50% de femmes, commentait Thomas Pesquet, ce mardi midi en vidéo, lors de la présentation française de l’appel à candidature. Et je veux dire aux candidats de ne surtout pas se censurer pour s’inscrire à la sélection, parce qu’il y a déjà assez de mécanismes dans la société qui peuvent censurer les femmes, les minorités… »

? Retrouvez l’interview exclusive de Thomas Pesquet @Thom_astro accordée à #franceinfo canal 27 radio et web à l’occasion du lancement de la campagne de recrutement de l’Agence spatiale européenne @esa?? Entretien à suivre aujourd’hui en direct à 14h sur #franceinfo canal 27 pic.twitter.com/FgQtpZgVZg— France Télévisions (@Francetele) February 16, 2021

 

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