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Saint-Gaudens. Une accusation de viol en guise de rupture

Le 13 avril dernier, Sylvana*, 31 ans se présente au commissariat de police de Saint-Gaudens pour déposer une plainte pour viol : elle accuse son ancien ami Richard*. Sylvana déclare s’être débattue pour stopper cette agression sexuelle.

Vu la gravité des faits, les enquêteurs procèdent à des investigations poussées. Ils analysent les données téléphoniques et découvrent des échanges par SMS d’une relation consentie. La mère de Richard émet de sérieux doutes sur les actes supposés commis par son fils. De plus les enquêteurs constatent qu’à la date présumée des faits, Richard était absent.

Face à tant d’incohérences dans ses déclarations, la victime est entendue, elle reconnaît avoir menti pour "se débarrasser" de Richard, qu’elle accable encore en livrant aux enquêteurs, une activité de dealer sur une affaire de stupéfiants.

L’expertise psychiatrique de Sylvana – adoptée à sa naissance et confrontée aux difficultés de la vie avec un parcours difficile – démontre une possible affabulation avec des récits inconstants.

La substitut du procureur dénonce "l’exploitation gravissime" d’une situation pour mettre un terme à une relation. Richard actuellement en liberté conditionnelle depuis sa sortie de prison avait été condamné par la Cour d’Assises à une peine de 10 ans pour des faits de nature sexuelle.

Déjà en 2010, Sylvana avait accusé son compagnon d’agression sexuelle, mais aussi mis en cause son beau-père sur des faits de même type. Enfin la représentante du parquet qui s’agace de la "mobilisation importante des enquêteurs pour un crime imaginaire" requiert une peine de prison avec sursis.

Maître Lienard, au soutien de Sylvana évoque sa "fragilité extrême" et revient sur les circonstances qui ont conduit sa cliente à mettre un terme à cette "relation consentie mais imposée", précise la bâtonnière : "Suite à la lourde condamnation de son ancien ami, elle était traumatisée et perturbée par un syndrome de viol".

Après délibération, la prévenue est reconnue coupable de dénonciation mensongère. Elle est condamnée à une peine de 6 mois de prison avec sursis.

*Prénoms changésVia LaDepeche

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