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mardi, septembre 29, 2020
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Plan de relance européen : la France tente d’arracher un accord

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Les dirigeants de l’UE se retrouvent ce vendredi et samedi, à Bruxelles, pour des négociations tendues sur le plan de relance européen. Emmanuel Macron redouble d’efforts pour obtenir un accord rapide.

La réunion des vingt-sept chefs d’État de l’Union européenne, qui se retrouvent ce vendredi soir, puis vendredi, à Bruxelles, sera « décisive », estime-t-on à Paris. L’enjeu est double : d’une part, valider le budget européen pour sept ans (1 070 milliards d’euros) et, d’autre part, obtenir l’unanimité des Vingt-Sept sur un plan de relance à 750 milliards d’euros, dont 500 milliards de subventions et 250 milliards de prêts. Une architecture proposée par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission de Bruxelles, qui relaie la proposition franco-allemande du 18 mai dernier.

Derrière ces chiffres colossaux, il y a des réalités concrètes. Pour la France, « la ligne rouge sur le budget européen restera la préservation des deux grandes politiques de solidarité, la PAC et la politique de cohésion entre les régions », affirme-t-on à l’Élysée, qui tient à stabiliser les revenus des agriculteurs. Par ailleurs, le plan de relance français de 100 milliards d’euros sera financé pour 40 milliards par des fonds européens.

« Aucun État ne conteste aujourd’hui la nécessité du plan de relance et son financement via un emprunt commun », se rassure-t-on à l’Élysée. Pourtant, face au tandem franco-allemand, plusieurs pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Danemark, Suède, Autriche) restent opposés à un budget si peu réduit et aux modalités du plan de relance. Certains réclament des engagements sur la réduction des déficits publics, d’autres que les subventions soient remplacées par des prêts, etc. Paris a aussi des arguments, comme d’exiger la suppression des rabais au budget de l’UE dont bénéficient les « frugaux » (pour 3 milliards d’euros par an au total).

Un accord « improbable » cette semaine

Emmanuel Macron ne ménage pas ses efforts, multipliant les rencontres bilatérales avant le sommet : avec les dirigeants italien et espagnol, principaux bénéficiaires de la manne européenne, et avec leurs homologues suédois, autrichien et danois. Car la difficulté est que l’accord sur le plan de relance nécessite un feu vert unanime des Vingt-Sept.

« Il est hautement improbable qu’un accord soit trouvé dès cette semaine, craint le président du Mouvement européen-France, Yves Bertoncini. Les dirigeants des pays frugaux devront montrer à leurs opinions publiques qu’ils se sont fait entendre à Bruxelles. Un deuxième sommet sera alors nécessaire cet été pour annoncer un compromis. C’est seulement après avoir montré leurs muscles qu’ils pourront obtenir le feu vert de leurs Parlements nationaux ».

Surtout, c’est Angela Merkel, dirigeante d’un pays en excédent budgétaire depuis cinq ans, qui sera au cœur des négociations avec ces États bien gérés, qui s’inquiètent de subventionner les économies du sud de l’Europe. Seule la chancelière semble capable de les convaincre de la nécessité du plan de relance européen.

À lire sur le sujetLa BCE maintient son programme anti-crise avant le sommet européenVia Le Telegramme

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