MONDE

« Notre institution se tourne vers l’avenir »

À l’occasion de la première assemblée générale de la chambre de métiers et de l’artisanat depuis le début de la crise sanitaire en présence du préfet des Hautes-Pyrénes Brice Blondel, entretien avec son président Daniel Pugès.

Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur l’artisanat ?

L’impact est différent selon les secteurs d’activité. Les métiers du bâtiment, de l’automobile et de la sous-traitance sont en difficulté. À côté de cela, les contrôles techniques sont débordés. Certaines professions réussiront peut-être à faire leur chiffre d’affaires annuel sur neuf mois tandis que certains métiers comme les fleuristes ou les pressings n’arriveront pas à récupérer ce qu’ils ont perdu durant la période du confinement.

Quelles sont les priorités pour redresser la situation ?

Il s’agit de trouver des solutions pour maintenir les entreprises et les emplois existants. Notre institution se tourne aussi vers la reprise d’activité en se préparant aux besoins de nos entreprises en termes de conseil et d’accompagnement, mais aussi de formation et d’apprentissage. Je rappelle que nous formons plus de 60 % des apprentis dans les Hautes-Pyrénées. Il faut être capable de répondre aux besoins des candidats et des entreprises, en s’appuyant sur le plan de relance initié par l’Etat. À cause du confinement, la campagne d’apprentissage n’a pu se dérouler normalement mais nous nous sommes adaptés en lançant dès fin mars une campagne de communication à destination des jeunes faite d’humour, qui a rencontré un succès dépassant nos frontières départementales. Nous nous projetons d’ores et déjà vers l’avenir. Il ne faut pas que la crise économique soit plus grave que la crise sanitaire.

Quel enseignement positif peut-on retenir de cette période ?

Depuis le 16 mars, nos collaborateurs ont assuré une permanence physique grâce à un système de rotation pour pouvoir répondre aux plus de 5 000 appels téléphoniques et aux 8 000 mails de nos artisans bigourdans. Nous avons prouvé que nous étions un maillon indispensable comme les autres réseaux consulaires et que nous devons le maintien en partie de nos emplois et de nos entreprises à notre proximité et à notre réactivité.

Via LaDepeche

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