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Nîmes : fermé par le préfet, Les Portes de Jillaq interdit de recevoir des enfants

Dans le local, avenue du Maréchal-Juin, à Nîmes, est enseigné notamment le Coran.

Au 866, avenue du Maréchal-Juin, à Nîmes, au fond d’une zone d’activités accueillant plusieurs entreprises, le local recevant l’association Les Portes de Jillaq a été interdit de recevoir des mineurs, sur décision administrative. « On a constaté des manquements graves à la législation relative à l’accueil collectif de mineurs, explique la directrice de cabinet du préfet du Gard Iulia Suc. Il a été proposé une fermeture en urgence au préfet. »

Lors d’une visite de contrôle et d’évaluation diligentée par le service départemental à la jeunesse et aux sports, mercredi 10 février, a en effet été constatée la présence de « 47 mineurs âgés de plus de 6 ans et scolarisés dans les tranches d’âges du CP, CE1, CE2, CM1, CM2 ».

Les enfants fréquentaient les lieux sur le temps périscolaire, y compris les week-ends, a-t-il été indiqué. Du soutien scolaire, des cours d’arabe et des « récitations psalmodiées du Coran » étaient proposés aux élèves.

Des pratiques rigoristes de l’islam et de repli communautaire

Plusieurs écueils ont été constatés. Les principaux, mentionnés dans l’arrêté préfectoral du 12 février, portent sur l’absence de déclaration préalable, du fait de l’organisateur, de cet accueil collectif à caractère éducatif auprès de l’autorité administrative.

Par conséquent, l’état n’a pu « procéder au contrôle d’honorabilité des intervenants en contact avec les mineurs ». Une donnée importante pour vérifier les qualifications des enseignants et l’existence d’éventuels antécédents pouvant empêcher d’exercer auprès d’enfants. D’autres infractions ont été relevées, notamment le risque d’un « niveau de danger marqué pour le public », selon le Sdis, présent lors du contrôle.

C’est dans le cadre de la cellule départementale de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire que des informations seraient remontées aux services de l’État, notamment sur la base de témoignages faisant état de pratiques rigoristes de l’islam et de repli communautaire.

Précédent à Montpellier

En octobre dernier, à Montpellier, le préfet de l’Hérault avait également ordonné la fermeture de locaux associatifs d’un local des Portes de Jillaq, où étaient proposés à des enfants, selon nos informations, le même type d’activités. Si la fermeture des locaux nîmois a été ordonnée par le préfet du Gard, le parquet de Nîmes indique que le dossier nîmois a été transmis au parquet de Montpellier pour permettre de regrouper les affaires concernant les Portes de Jillaq.

Joint, le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, explique qu’il était au courant de l’existence de cette structure. « Les Portes de Jillaq ont beaucoup d’élèves. Des alertes avaient été données quant à l’absence de déclarations. Mais on n’a pas d’éléments prouvant qu’ils ne respectaient pas les valeurs de la République française. »

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