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Narbonne : ils cambriolent un voisin décédé depuis une semaine

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Sébastien et Jérôme, deux quadragénaires étaient présentés à l’audience ce jeudi pour vol dans le cadre des comparutions immédiates.

Une affaire sur renvoi puisque les faits remontent au 22 janvier 2020.

Les deux individus apprennent qu’une personne âgée du voisinage est à l’hôpital. Profitant de son absence, ils défoncent la porte de l’appartement, coupent dans la seconde les fils d’une caméra de surveillance, et commencent à piller l’appartement. Mais si la caméra est coupée, elle enregistre une image où l’on voit bien les deux hommes en action. Le butin est maigre : un miroir, des valises, des tabourets, et des masques Anonymous… retrouvés plus tard par la police au domicile d’un des deux prévenus.

Le portrait des deux individus permet de mieux appréhender l’affaire : Jérôme, marginalisé, sans travail depuis 4 ans, vit du RSA et s’apprêtait à entamer une cure en septembre pour son addiction à l’alcool et aux stupéfiants. Le second, Sébastien, ancien militaire victime d’un grave accident du travail en 2008, a connu la descente aux enfers en 10 années d’arrêt de travail et 12 opérations chirurgicales. Il était sous morphine lors des faits. Tous deux ont un casier judiciaire faisant état de diverses condamnations.

Or le cambriolage est intervenu alors que le propriétaire était décédé depuis une semaine… une disparition qu’ils affirment ignorer. Pour la fille de la victime de ces vols avec effraction, c’est trop. Celle-ci se constitue partie civile, par principe et non pour obtenir une sanction pénale. Elle souhaite obtenir réparation pour la procédure qu’elle a dû mener, en parallèle de toutes les démarches liées au décès de son père.

Les peines encourues pour les prévenus étaient particulièrement lourdes : si le premier prévenu encourait 10 ans de prison pour vol avec effraction, le second, qui était en état de récidive, encourait quant à lui 20 ans de prison.

L’avocate maître Christelle Calvet, pour Jérôme, a dépeint un homme marginal et fragile, sous influence, dont la volonté est de se soigner. Sébastien s’exprime avec aisance. À la barre, ils ont tous deux fait état de regrets.

Le tribunal présidé par Estelle Devoto a condamné Jérôme à deux ans dont un avec sursis, et Sébastien à 10 mois de prison. Soulagement dans la salle. Jérôme, lui, pourra faire sa cure de désintoxication.


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