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Mort de Philippe Monguillot à Bayonne : « La solution c’est de réaffirmer l’autorité », déclare Darmanin 

"Ce n'est pas un simple fait divers". Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu ce samedi à Bayonne, où Philippe Monguillot, chauffeur de bus, est mort vendredi des suites de son agression. "La solution c'est de réaffirmer l'autorité", a-t-il affirmé, évoquant "des actes barbares qui n'ont aucune excuse". "Jamais comme ministre de l'Intérieur, jamais le Président et le Premier ministre ne pourront laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable", a-t-il ajouté.

"Il y a plein de conducteurs de bus qui se lèvent le matin la boule au ventre et qui ne savent pas, au moment où je vous parle, s'ils vont revoir leur femme, leur mari ou leurs enfants", a-t-il poursuivi. "Trop souvent dans notre société, l'autorité n'est pas respectée". "Il ne s'agit pas d'annoncer une nouvelle loi, d'annoncer une augmentation de budget ou une augmentation d'effectifs pour résoudre le problème intrinsèque de la société française", a-t-il dit en soulignant le rôle des parents et de l'éducation. "Il faut répondre à la nouvelle délinquance qui semble naître autour des gares de vos territoires mais aussi dans les transports en commun", a-t-il estimé. Le ministre a expliqué qu'il avait demandé au préfet des Pyrénées-Atlantiques de réunir les élus locaux, les parlementaires et les sociétés de transport pour dégager des solutions sur la sécurité.

Gérald Darmanin en déplacement à Bayonne: "Trop souvent dans notre société désormais, l'autorité est contestée" pic.twitter.com/J3hJ1MnpDx

— BFMTV (@BFMTV) July 11, 2020

Des mesures "pour les chauffeurs"

Gérald Darmanin avait auparavant rencontré à Bayonne la famille de Philippe Monguillot, promettant des mesures "pour les chauffeurs (…) de toute la France", selon la plus jeune fille du conducteur, Marie, 18 ans. Il s'est ensuite rendu à la mairie et à la sous-préfecture pour s'entretenir avec les élus et représentants de l'Etat puis des conducteurs du réseau local Chronobus. La famille de Philippe Monguillot a annoncé vendredi soir le décès de ce chauffeur de 59 ans, en état de mort cérébrale depuis son agression dimanche dernier. Ce père de trois filles de 18, 21 et 24 ans a été victime d'une agression "d'une extrême violence", roué de coups et grièvement blessé à la tête, alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers, selon le parquet de Bayonne.

Âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police, deux hommes se trouvent en détention provisoire, mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire", une incrimination qui doit être requalifiée en "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics" à la demande du parquet. Deux complices trentenaires ont également été écroués cette semaine pour "non assistance à personne en danger".

Via LaDepeche

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