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Montpellier : arrestation d’un trentenaire impliqué dans un vaste trafic de médicaments

Le mis en cause a été déféré au parquet de Montpellier ce vendredi pour escroquerie, faux et usage de faux en vue d’une comparution immédiate.

Alertés par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), les policiers de la Sûreté départementale de l’Hérault ont interpellé un Montpelliérain ce jeudi 18 février au petit matin.

Ce dernier, âgé de 34 ans, est soupçonné d’avoir participé à un important trafic de médicaments sur lequel l’Oclaesp investigue depuis plus d’un an. Un vaste système d’arnaque à l’assurance maladie visant à récupérer gratuitement des médicaments très onéreux en France pour les revendre en Égypte.

Un réseau extrêmement bien structuré

Un réseau extrêmement bien structuré et composé de différentes strates. Au plus bas de l’échelle, des “petites mains”, recrutées sur Snapchat à condition qu’elles soient bénéficiaires de la couverture maladie universelle pour aller se faire remettre en pharmacie des médicaments via une fausse ordonnance.

Médicaments ensuite confiés à des “récupérateurs” qui eux-mêmes les délivrent aux “exportateurs” chargés d’acheminer en Égypte les précieuses boîtes pouvant valoir jusqu’à 14 000 € chacune. Le préjudice sur le plan national est évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros !

Une mission payée 300 €

C’est dans ce cadre que ce trentenaire montpelliérain a été approché via Snapchat et a accepté le job en contrepartie de 300 €. C’est ce qu’il a confié aux enquêteurs lors de sa garde à vue. Sa mission, récupérer des médicaments à l’aide d’une fausse ordonnance à l’entête de l’Institut Marie-Curie à Paris qu’on lui avait envoyée.

Le 21 janvier dernier, il a donc tenté sa chance auprès de trois pharmacies situées dans le secteur de l’avenue de Toulouse. Dans la première, le pharmacien n’a pas donné suite, sans doute sensibilisé par des alertes répétées de la CPAM à ce sujet. Dans la deuxième, le pharmacien a appelé l’Institut Marie-Curie pour vérification. Quand il a appris que l’ordonnance présentée était une fausse, il a aussitôt coupé court.

La troisième tentative sera la bonne

Mais la troisième tentative sera finalement la bonne pour notre Montpelliérain qui est reparti de la dernière officine avec un médicament contre l’hépatite d’une valeur de plus de 12 000 €. Boîte qui l’a remise en échange des 300 € convenus à une tierce personne qui lui avait donné rendez-vous à la gare Saint-Roch.

Pour autant, ayant décliné à trois reprises sa véritable identité, les policiers n’ont pas eu de mal à le localiser. II a été déféré au parquet ce vendredi pour escroquerie, faux et usage de faux en vue d’une comparution immédiate.

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