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Mike Pompeo : tournée d’adieu ou affirmation que la diplomatie américaine est toujours présente ?

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Le secrétaire d’Etat américain a entamé un marathon diplomatique d’une dizaine de jours. Ultime baroud d’honneur ou tradition incarnant la continuité des institutions ? Pour Emmanuel Dupuy, la diplomatie américaine ne peut pas être en suspens.

«Mike Pompeo est et reste jusqu’au 20 janvier le secrétaire d’Etat», affirme le président du think tank européen Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE) Emmanuel Dupuy, invité sur le plateau de RT France pour commenter la visite du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ce dernier a d’ailleurs rappelé qu’il ne reconnaissait pas la victoire de Joe Biden, et qu’il s’inscrivait dans l’optique d’une seconde administration Trump. En dépit d’une situation électorale américaine tendue, Mike Pompeo a entamé une tournée importante d’une dizaine de jours avec des visites symboliques, notamment en France et en Turquie.

C’est un baroud d’honneur

On peut se demander s’il n’y aura pas une forme de «hiatus» entre cette administration américaine et la prochaine sur des dossiers comme Israël ou les Etats du Golfe, visites prévues à l’agenda du diplomate, s’interroge Emmanuel Dupuy. «Cela peut donner l’impression que c’est un baroud d’honneur», explique l’expert.

Selon lui, cela s’inscrit dans une forme traditionnelle de la diplomatie, le temps que la nouvelle administration Biden se mette en place, une période «au cours de laquelle les Américains ne veulent pas déserter totalement le champ diplomatique». Car pour les institutions américaines, jusqu’au 20 janvier il n’y a qu’une administration et une diplomatie américaine, celle du président en fonction, affirme Emmanuel Dupuy.

Les Etats-Unis et les Européens font face à une nouvelle configuration stratégique : «L' »orientalisation » des relations internationales, la « désoccidentalisation » des processus de médiation montrent que quoi qu’il arrive, l’administration américaine, celle-ci ou la prochaine, auront besoin de travailler main dans la main avec les Etats européens», avance l’analyste.

L’annonce par Joe Biden de sa volonté de réintégrer les accords de Paris sur le climat et sur le nucléaire iranien constitue un gage de cette volonté, décrypte l’invité. Car le retrait américain d’Afghanistan et d’Irak inquiète les capitales européennes qui souhaitent plus de convergence dans la «multilatéralité» et une présence des Etats-Unis beaucoup plus forte, notamment dans la lutte antiterroriste. En particulier, note Emmanuel Dupuy, concernant la région du Sahel, où soldats américains et français se battent ensemble.

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