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Maison squattée à Toulouse : Roland interpelle la mairie pour vendre son bien au plus vite

Roland ne veut plus entendre parler de sa maison de Toulouse, qui a été squattée durant près de cinq mois. Le retraité de 88 ans n’aspire qu’à une chose depuis le départ des occupants le 11 février dernier : vendre son bien immobilier au plus vite. Il confie être en grande difficulté financière et pouvoir tenir « encore trois ou quatre mois ».

Terminer sa vie sans préoccupation, sans avoir peur des factures, sans crainte du lendemain. C’est ainsi que Roland, 88 ans, imagine ses vieux jours. Mais pour atteindre cet objectif, le retraité assure qu’il doit absolument vendre sa maison de Toulouse, qui a été squattée entre septembre 2020 et le 11 février dernier, indique France Bleu Occitanie.

Des travaux indispensables

Un souhait qui pourra être exaucé puisque son pavillon est enfin libre, grâce à de nombreux soutiens qui avaient notamment réussi à convaincre les squatteurs de quitter les lieux. Mais derrière eux, ils ont laissé une maison détériorée.

Ils ont notamment abandonné des canettes, des bouteilles dans l’habitation et dans le jardin. Ils ont laissé des vêtements, de la nourriture et de la vaisselle sale. Ils ont dessiné sur les murs. Des travaux de rénovation sont donc indispensables.

« Je cherche juste à être heureux »

Mais peu importe les obstacles, Roland est déterminé à céder cette maison. La vente lui permettrait de ne plus être en difficulté financière. Le senior doit assumer la location d’un appartement à Albi dans lequel il réside. Il paie également une chambre dans un Ehpad pour son épouse.

« Il faut en finir, ma femme vieillit, il nous reste peu de temps. Maintenant, je cherche juste à être heureux pour encore un ou deux ans », a-t-il lâché au micro de France Bleu.

Un pavillon typique des années 30

L’homme assure que la situation ne peut plus durer ainsi. A nos confrères, il a confié pouvoir tenir « encore trois ou quatre mois ». Alors, il espère que la mairie de Toulouse ne s’opposera pas encore une nouvelle fois à la vente de la maison.

Je salue l’élan citoyen qui nous a permis ce succès. Je suis heureux pour Roland, qui va enfin retrouver la possession de sa maison. Je réitère ma demande à l’Etat de confier aux maires la capacité d’agir sur ces squats, trop nombreux,pr que les lois de la République s’appliquent— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) February 11, 2021

Avant l’arrivée des squatteurs, Roland avait voulu céder son logement à un promoteur qui comptait raser le pavillon typique des années 30, rappelle la radio régionale. Mais la Ville avait donné un avis défavorable afin de conserver la richesse architecturale du quartier.

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