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Lot : une mère de famille dénonce la “galère” du transport scolaire depuis Pradines

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Cette mère de famille domiciliée à Pradines demande que la ligne de ramassage scolaire jusqu’à Terre Rouge soit remise en place. Question de “sécurité” pour ses enfants.

La rentrée n’est que dans quinze jours mais elle est déjà inquiète. Sandrine Vidalenc qui vit à Pradines le sait : la même galère de transports va recommencer pour sa fille et son neveu qui sont scolarisés au lycée Gaston-Monnerville et au collège De-Magny. Depuis que les services de ramassage scolaire de la région Occitanie ont été transférés à Evidence en janvier dernier, c’est le “casse-tête”. “Avant, ils prenaient un bus direct le matin à 7 h 15 et à 7 h 50, ils étaient à l’heure”, raconte la maman.

“Maintenant, ils prennent la ligne 1 à 7 h 22, puis la correspondance avec la ligne 2 à la mairie de Cahors à 7 h 40 et arrivent plus tard devant l’établissement, vers 8 heures, parfois en retard”, regrette-t-elle. “Une fois j’ai même loupé le second bus, je n’ai pas été au collège ce jour-là”, se souvient Benjamin, son neveu de 13 ans.

À la sortie des classes, elle assure que le temps de trajet s’est aussi allongé à cause des correspondances. “Depuis janvier, je rentre à 20 heures chez moi au lieu de 19 heures quand je finis à 18 heures, c’est plus stressant et ça laisse moins de temps pour les devoirs”, explique Mélissa qui rentre en terminale à Gaston-Monnerville. Et le mercredi midi : “Avant ils arrivaient à 12 h 30, c’était jouable pour les faire manger et pour nous parents, repartir au travail à temps. Mais aujourd’hui, ils ont une correspondance qui complique le retour, certains n’arrivent qu’à 13 h 15 car ils se sont trompés de ligne.”

“Moins en sécurité”

Au-delà de la logistique des horaires, Sandrine Vidalenc dénonce la disparition des bus consacrés au ramassage scolaire car ce sont maintenant les bus du réseau de ville Evidence qui assurent certains trajets, notamment entre Pradines et Terre Rouge. “Nous parents, on est beaucoup moins en sécurité, on savait que nos enfants étaient tranquilles et n’avaient pas à faire tous ces changements. Sur les bus de ville, il y a du monde, il faut parfois jouer des coudes pour monter et à 13 ans on ne s’impose pas forcément”, souffle-t-elle.

Les parents ont l’impression que leurs enfants sont “livrés à eux-mêmes”. “C’est angoissant de ne pas savoir où il est surtout que le mien n’a pas de portable”, glisse Murielle, une maman de Pradines. “Certains parents ont acheté exprès des scooters”, confie Sandrine. Avec plusieurs familles de Pradines, elle demande la remise en place de la ligne de ramassage scolaire consacrée. Elle a déjà posé ses congés la semaine de la rentrée pour faire remonter “toutes les anomalies de ce service”.

Florence Raynal, la gestionnaire de la société de transports Raynal en charge du réseau Evidence, l’assure : “Il n’y a pas de modification des horaires et des dessertes, l’offre reste similaire mais en effet au niveau de la logistique, c’est un peu plus difficile.”

Benjamin Delplanque, directeur des mobilités au Grand Cahors, explique : “La différence c’est que maintenant, il y a une correspondance dans le centre-ville et les scolaires sont désormais obligés de descendre et de changer de bus. Mais la nouvelle organisation a été conçue pour une optimisation globale au profit de la zone du carrefour de l’Europe à Pradines et de la Croix-de-Fer à Cahors. Le but n’est pas de pénaliser les usagers de Pradines, on concentre les efforts là où il y a le plus de demandes, c’est un changement d’habitude. Si les parents rencontrent de véritables difficultés, qu’ils n’hésitent pas à les faire remonter. On pourra éventuellement modifier des horaires si on se rend compte qu’il y a trop de retard. Sinon, aucun changement n’est prévu sur ces lignes pour la rentrée.”

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Source

Riad Malki

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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