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Les grands médecins de l’Occitanie 1/6 : quand Nostradamus soignait les pestiférés à Agen

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l’essentiel
On le connaît pour ses prophéties… à qui ont a tout fait dire. Mais Nostradamus(1503-1566) était aussi un médecin, passé par la faculté de Montpellier et qui exerça à Toulouse et Agen.

Si on vous demandait qui a écrit le “Traité des confitures” ? Vous répondriez peut-être Cyril Lignac, Maïté ou Roselyne Bachelot… Or, ce traité a été rédigé en 1 555 par un certain Michel de Nostre-Dame, autrement dit Nostradamus. Celui qui est mondialement connu aujourd’hui pour ses prophéties était avant tout un apothicaire, qui donnait autant de bons conseils pour la marmelade que pour les onguents, crèmes, pommades et autres cosmétiques, à l’époque où l’acide hyaluronique et le Botox n’existaient pas.

Michel est né en 1 503 sur les confins extrêmes de l’Occitanie, à Saint-Rémy-de-Provence où l’on peut encore voir sa maison natale, devenue un musée. A Avignon, chez un oncle teinturier, il s’initie au mélange des produits. Devenu apothicaire, il veut aussi se faire médecin. Il s’inscrit donc à la faculté de Montpellier, mais il s’en fait expulser, car on ne peut pas, à l’époque, être médecin et apothicaire à la fois.

Le vallon de Vérone

Voilà comment on retrouve sa trace en 1 533 à Agen : il y est invité par étrange personnage, un peu toubib, un peu alchimiste, terriblement vantard, mais brillant et cultivé : Jules-César Scaliger.

“Nostradamus habita la Faisande de Gaspard dans le vallon de Vives, (le vallon de Vérone) proche du domaine de son son ami Jules César Scaliger” nous confirme Nathalie Lacroix, médiatrice culturelle au musée des Beaux-Arts d’Agen. Là même où se trouve aujourd’hui le restaurant gastronomique “Le Nostradamus”.

“On a retrouvé quelques traces de son passage !” assure le restaurateur, qui mélange sauces et épices dans un lieu où l’on a sans doute élaboré d’étranges recettes, il y a cinq siècles.

“Jules César Scaliger possédait une demeure à Agen, rue Saint-Georges (actuelle rue Lamennais), poursuit Nathalie Lacroix, mais aussi à la campagne, dans un vallon qui porte aujourd’hui le nom de la ville de sa naissance, Vérone.”

Nostradamus et Scaliger vont devoir affronter une terrible épidémie de peste qui ravage la ville. Apparemment, les Agenais sont très contents de ce duo de médecins, qui ont l’intuition que l’hygiène et les toilettes peuvent beaucoup pour éloigner le mal.

Dans ce XVIe siècle encore très obscurantiste, les idées et les fréquentations de Nostradamus attirent l’attention d’un inquisiteur, qui le rôtirait bien volontiers en place publique. Nostradamus qui avait épousé à Agen Henriette d’Encausse, doit l’abandonner, avec ses deux enfants pour se cacher à Toulouse. Quand il revient, les trois ont été emportés par la maladie. C’est la fin de sa vie agenaise, vers 1 536. Il voyagera ensuite beaucoup. Bordeaux, Marseille, Arles, l’Italie… Il commence à publier ses premiers “almanachs” en 1550, tout en consignant des recettes de confitures, et exerçant la profession de médecin. Tout cela lui vaut à la fois des louanges et des menaces. Tantôt il est le chouchou de Catherine de Médicis, tantôt il doit fuir ses ennemis de tous bords, astrologues jaloux, évêques sourcilleux, nobles vexés, poètes railleurs…

On a fait dire tout et son contraire à ses prédictions. Certaines, (comme la vision du 11-Septembre) ont été inventées de toutes pièces. Nostradamus était certainement un esprit brillant, un humaniste avant la lettre, perdu dans un monde mesquin. Aujourd’hui sûr qu’il rigolerait… de ceux qui croient en ses prédictions !

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Source

Media7

Journaliste au Media 7 depuis 2019, je suis chargé des questions de l'économie et politique depuis Janvier 2019.

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