MONDE

Les Émirats Arabes Unis à la conquête de la planète Mars

Après avoir envoyé leur premier astronaute dans l’espace, les émirats arabes unis s’apprêtent à lancer mercredi une sonde vers la planète Mars, appelée "Espoir" et symbole des ambitions d’un pays à l’influence grandissante dans la région.

Le riche pays du Golfe espère ainsi rejoindre un club restreint. Seuls les États-Unis, l’Inde, l’ex-Union soviétique et l’Agence spatiale européenne ont placé avec succès des sondes autour de la planète rouge, tandis que la Chine se prépare à en envoyer une ainsi qu’un robot.

La dynamique météorologique de l’atmosphère de Mars

L’État fédéré, composé de sept émirats et unifié en 1971, connu pour ses gratte-ciel interminables ou ses îles artificielles en forme de branches de palmier, va aussi réaliser une première arabe. Misant de plus en plus sur les nouvelles technologies, sur fond de chute des revenus du pétrole, le pays dispose déjà de neuf satellites en état de marche en orbite et prévoit d’en lancer huit autres dans les années à venir.

A lire aussi : Décollage retardé pour la mission Mars 2020 : la caméra laser toulousaine SuperCam va devoir attendre

La sonde, appelée "Al-Amal" en arabe, doit être lancée depuis le centre spatial japonais de Tanegashima et atteindre son orbite en février prochain. Objectif de la mission : fournir une image complète de la dynamique météorologique de l’atmosphère de Mars et ouvrir la voie à des percées scientifiques. "Al-Amal" est aussi présentée comme le premier pas d’un projet plus important, la construction d’une colonie humaine sur Mars dans les 100 prochaines années.

500 millions de dirhams

Le plus célèbre des sept émirats, Dubaï, a engagé des architectes pour imaginer à quoi pourrait ressembler cette colonie et va la recréer dans le désert sous le nom de "Science City", pour un coût d’environ 500 millions de dirhams (plus de 120 millions d’euros). En septembre 2019, l’émirati Hazza al-Mansouri est devenu le premier citoyen arabe à séjourner dans la Station spatiale internationale (ISS) qu’il a rejointe à bord d’une fusée Soyouz russe.

"Nos grands-parents ont suivi les étoiles pendant leur marche vers la gloire. Aujourd’hui, nos enfants les regardent pour construire leur avenir", s’est félicité le souverain de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rachid Al-Maktoum, dans un tweet, la semaine dernière. La jeune nation du Golfe, dont l’influence va du Yémen à la Libye en passant par la Corne de l’Afrique, espère avoir une stature d’acteur régional clé.

Via LaDepeche

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page