MONDE

Le vaccin AstraZeneca inquiète les soignants : les réponses du « Mr vaccin » ne vont pas les rassurer

Le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale est revenu sur les effets secondaires du vaccin contre le coronavirus AstraZeneca. « C’est un signal et tout signal doit être pris au sérieux, analysé », a expliqué Alan Fischer, confiant également qu’il préférerait que ce vaccin ne soit pas utilisé sur les soignants de Moselle.

Depuis quelques jours, le vaccin contre le coronavirus produit par le laboratoire AstraZeneca inquiète le personnel de santé et les observateurs. En cause, sa possible incapacité – ou efficacité très partielle – à lutter efficacement contre les variants du virus. Ce dimanche 14 février dans Le Journal du Dimanche, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale Alain Fisher a rappelé que « Nous ne possédons pas encore toutes les données relatives à l’efficacité d’AstraZeneca (sur le variant Sud-Africain, NDLR), uniquement des données incomplètes venant d’Afrique du Sud ».

L’avantage du Pfizer, c’est que l’immunité est plus rapide

Dans le même temps, Alan Fischer a indiqué sa préférence pour l’utilisation des vaccins de type ARN Pfizer/BioNtech et Moderna dans la campagne de vaccination des personnels de santé menée dans le département de la Moselle, extrêmement touché par les variants du Covid-19. Une « mesure de prudence » pour Alan Fischer. « Il faut protéger vite et fort ces personnes qui seront indispensables dans les hôpitaux et en ville en cas de dégradation de la situation. L’avantage du Pfizer, c’est que l’immunité est plus rapide, le rappel se faisant au bout de trois semaines ».

Les effets secondaires sous haute surveillance

Le vaccin du groupe AstraZeneca a également été mis en cause pour ses nombreux effets secondaires. En moins d’une semaine, plus de 150 soignants ont signalé des symptômes grippaux à la suite de l’injection de la première dose. Forte fièvre, maux de tête, fatigue importante, courbatures… Sur le seul CHU de Brest, 20 à 25 % des personnels vaccinés se sont mis en arrêt de travail à la suite du vaccin, rappellent nos confrères de La Dépêche. 

C’est un signal et tout signal doit être pris au sérieux, analysé

Interrogé sur ces effets secondaires, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale a rappelé que leur apparition dans les 48h suivant l’injection était normale. Mais leur nombre et leur violence ont surpris. « Apparemment, il faut analyser les choses, il semble y en avoir un peu plus qu’attendu. (…) Est-ce que c’est quelque chose de transitoire et de non significatif ou est-ce que c’est un signal un peu plus fort ? C’est un signal et tout signal doit être pris au sérieux, analysé », a reconnu Alan Fisher au micron de France Info ce vendredi 12 février.

Source

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page