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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dans le viseur des associations

Des associations d’aide aux migrants de Calais ont annoncé avoir saisi hier la Défenseure des droits, Claire Hédon, ainsi que sept rapporteurs spéciaux des Nations unies relatifs aux droits humains pour les « alerter sur les conditions de vie inhumaines » des réfugiés.

Treize associations ont ainsi appelé ces institutions « à dénoncer les exactions récurrentes commises par les pouvoirs publics et à intervenir auprès d’eux afin de les faire enfin cesser », ont-elles écrit dans un communiqué.

Si les conditions dans lesquelles vivent les personnes exilées sont « indignes depuis longtemps », force est de constater que « depuis la fin de l’état d’urgence sanitaire » et « la nomination de Gérald Darmanin à la tête du ministère de l’intérieur », la situation des exilés à Calais « n’a fait que se détériorer ».

« 65 témoignages » en un mois

En cause, les « évacuations » brutales de plusieurs campements ensuite « grillagés », et la « réduction dramatique des services vitaux que sont les distributions alimentaires, l’accès aux douches ou encore aux points d’eau ».

S’appuyant sur « 65 témoignages partagés entre le 10 juillet et le 12 août par des personnes exilées, des membres d’associations et des habitants », elles dénoncent « les violations du droit à l’eau », « à l’assainissement », « à la santé » ainsi « qu’à l’alimentation ».

En 2017, le Défenseur des droits Jacques Toubon s’était déjà inquiété d’atteintes aux droits « d’une exceptionnelle et inédite gravité » à Calais, où les pouvoirs publics empêchent toute réinstallation de campements.


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