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samedi, octobre 31, 2020
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Le Grand Tourmalet veut devenir la « station de demain »


Au 1er juin 2020, l’exploitation du domaine du Grand Tourmalet a été reprise pour les 30 prochaines années par la SEML du Grand Tourmalet, créée tout spécialement début 2020. Son ambition n’est autre que de « faire du Grand Tourmalet le mètre étalon de la station de demain, et ce, en le confortant dans une logique d’innovation technologique et environnementale, en opérant la diversification de ses activités et en pérennisant le développement économique raisonné de ce territoire de montagne ».

32 M€ d’investissement

« Cet ambitieux projet va s’appuyer sur un programme d’investissement de 32 M€ sur les dix prochaines années grâce au soutien de la Région Occitanie et de la Banque des Territoires », annonce dans un communiqué la directrice de la station, Blandine Vernardet. Un programme dont la première phase, initialement prévue sur l’été 2020 mais reportée à 2021 en raison de la crise sanitaire, consiste en la requalification du front de neige et de tout l’espace débutant sur le versant La Mongie. Mais la station mise aussi sur une requalification urbaine du versant La Mongie et le développement des lits à Barèges comme à La Mongie. La SEML, qui a vu l’entrée à son capital la Compagnie des Pyrénées Participations* (19 %) aux côtés du SIVU du Tourmalet (81 %), fera-t-elle mieux que la RICT, son prédécesseur ?

« L’objectif est de permettre la réalisation des investissements nécessaires pour rester compétitif sur un marché de plus en plus exigeant et concurrentiel, tout comme de s’adapter aux évolutions, notamment climatiques. Les collectivités locales qui, jusqu’à présent, portaient les investissements, ont besoin d’être aidées financièrement pour faire face à ces enjeux. Il s’agit donc d’accompagner les projets structurants en limitant la contribution des collectivités locales sans qu’elles ne perdent la maîtrise du développement de leur territoire », indique la directrice. Un argument mis en avant également par le maire de Bagnères, et président du SIVU, Claude Cazabat.

Cette nouvelle structure ne fait pourtant pas l’unanimité depuis la campagne des municipales. Sans la contester, le nouveau maire de Campan, Alexandre Pujo Menjouet, évoque, lui, la création de cette SEML comme « l’aboutissement d’une défaillance qui dure depuis des années ».

Toujours est-il que le 18 août, le maire de Bagnères a été réélu à sa présidence par le conseil d’administration de la SEML, face au maire de Campan. « Campan étant propriétaire du terrain, on avait une légitimité », estime celui qui, sous sa casquette de directeur de l’école de ski de la Mongie, y comptait aussi pour « défendre les intérêts des socioprofessionnels de la station ».

Mais avec ce mode de gouvernance public/privé, qui lui a d’ores et déjà permis de s’inscrire dans le dispositif de soutien au développement de la montagne porté par la Région Occitanie et la Banque des Territoires via la « Compagnie des Pyrénées » (ex-N’Py), le Grand Tourmalet espère bien « activer tous les leviers nécessaires à la réussite de ses projets » et donc booster la fréquentation. Le plus grand domaine skiable des Pyrénées Françaises le vaut bien.

*La Compagnie une nouvelle société ayant pour actionnaires la Région Occitanie, la Banque des Territoires et la SEML Compagnie des Pyrénées.



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