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L’attaque au Niger semble avoir été « préméditée » pour « cibler des Occidentaux »

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Les premiers éléments de l’enquête sur l’attaque qui a tué huit personnes au Niger, dimanche, indiquent qu’elle « paraît avoir été préméditée », même si rien n’indique qu’elle a « spécifiquement visé » l’ONG Acted.

L’attaque meurtrière contre les humanitaires français au Niger « paraît avoir été préméditée » avec pour objectif de « cibler des Occidentaux », selon les premiers éléments de l’enquête antiterroriste, a appris l’AFP, ce vendredi, de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV. « À ce stade, il n’y a pas d’éléments indiquant que l’attaque a spécifiquement visé Acted, même si on ne peut pas non plus l’exclure totalement. En revanche, c’est une attaque qui paraît avoir été préméditée pour cibler a priori plutôt des Occidentaux », a déclaré cette source.

Six jeunes humanitaires français, dont un Carhaisien et un étudiant rennais, ont été assassinés, dimanche, avec leur chauffeur et leur guide nigériens, alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale Niamey, où ils étaient basés.

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Partie mardi pour le Niger, l’équipe de onze enquêteurs français spécialisés, issus de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), de la Sous-direction antiterroriste et de la police technique scientifique, a terminé ses constatations sur place et doit rentrer en France samedi, selon une source proche du dossier.

Pas de revendication

Cinq jours plus tard, l’attaque menée par des hommes armés se déplaçant à moto n’a toujours pas été revendiquée. « Compte tenu du mode opératoire, la piste terroriste reste privilégiée », a ajouté la source judiciaire. Les experts pointent du doigt l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), actif dans la zone des « trois frontières » (Mali, Niger, Burkina Faso), où il est pourchassé par les armées nationales et la force française Barkhane, qui déploie plus de 5 000 hommes au Sahel. L’enquête cherche également à déterminer si les assaillants ont été renseignés sur la visite des humanitaires dans le parc naturel.

Ce vendredi matin, un avion transportant les dépouilles des victimes françaises – Myriam, Stella, Nadifa, Charline, Antonin et Léo – a atterri à l’aéroport d’Orly, près de Paris, en provenance de Niamey.

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Le Premier ministre Jean Castex est attendu au pavillon d’honneur de l’aéroport à 15 h 30 pour y rencontrer les familles, avant de présider la cérémonie d’hommage, qui se déroulera à 16 h dans l’intimité, sans la présence des médias. Il sera accompagné par Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé notamment des Français de l’étranger.

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Via Le Telegramme

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