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Lancement du Suffren, nouveau sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale française

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«Deux fois plus silencieux» et «deux fois plus fort», le premier sous-marin nucléaire d’attaque sur les six prévus au sein du programme Barracuda a été officiellement reçu par la ministre des Armées Florence Parly et la Marine nationale à Toulon.

La Marine nationale a officiellement reçu le 6 novembre sur sa base de Toulon (Var) le Suffren, un sous-marin nucléaire d’attaque «deux fois plus silencieux» et «qui frappe deux fois plus fort», «symbole d’une France souveraine, autonome et d’une industrie de classe mondiale», selon le ministre des Armées Florence Parly.

«Aujourd’hui est un jour d’exception, un jour mémorable pour nos armées, en particulier pour la Marine nationale», a déclaré Florence Parly devant les deux équipages du sous-marin, visiblement émus par l’arrivée dans leur rade de ce mastodonte d’acier noir de 99 mètres de long et d’environ 5 000 tonnes.

«Arrivée sur la base de Toulon afin d’accueillir l’arrivée du premier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de la classe Barracuda : le Suffren. Une journée importante pour nos marins !», a annoncé sur Twitter Florence Parly.

«Alors que notre pays traverse de difficiles épreuves, il faut savoir célébrer chaque occasion qui nous rappelle que nous sommes une grande nation, un pays du temps long», a ensuite fait part la ministre des Armées.

Le Suffren a une «capacité de frappe vers la terre depuis un porteur indétectable» et est en mesure de «projeter des nageurs de combat sans faire surface», s’est félicitée Florence Parly, avant d’estimer que «tenir une permanence sous la mer en toute discrétion» procurait «une supériorité essentielle» à la France.

Programme Barracuda : trois ans de retard pour un coût total de 9,1 milliards d’euros 

Ce bâtiment dispose d’une autonomie de 70 jours (contre 45 actuellement), de 50% d’armes en plus et est l’un des plus silencieux au monde, d’après l’AFP.

Lancé en juillet 2019, son réacteur nucléaire est en fonction depuis presque un an. Mis à l’eau en 2020, le Suffren avait débuté ses premiers essais en mer en plein confinement en avril dernier. Ces derniers jours, il a effectué ses premiers tirs de qualification de missiles de croisière navals et de torpilles F21. Son admission au service actif est prévue en 2021.

Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) est une arme multifonctions, qui peut s’approcher des côtes et transmettre des renseignements de grande qualité. Il contribue par ailleurs à la dissuasion nucléaire en escortant les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) mais aussi le porte-avions Charles de Gaulle. En outre, il peut se déployer sur tous les théâtres maritimes, alors que la libre-circulation dans les eaux territoriales est fragilisée aux quatre coins du globe.

Premier d’une série de six nouveaux SNA, le Suffren est construit par Naval Group et TechnicAtome pour la chaufferie nucléaire dans le cadre d’un programme baptisé Barracuda, qui a accusé trois ans de retard et est estimé au total à 9,1 milliards d’euros (développement et construction). Ces engins visent à remplacer les six sous-marins de classe Rubis entrés en service à partir de 1983. La Marine a toutefois prévu de prolonger une fois de plus la durée de vie du Rubis.

«En 2030, la Marine nationale disposera des six sous-marins nouvelle génération. Notre marine bâtit aujourd’hui sa supériorité opérationnelle de demain», a assuré Florence Parly sur Twitter.

Actuellement, la Marine ne dispose que de quatre SNA, contre six prévus initialement dans le contrat opérationnel, notamment à cause de l’incendie du Perle en juin. Ce dernier, un SNA, va être réparé, mais l’opération, complexe et coûteuse, n’a pas commencé et doit durer six mois.



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