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« La situation est insupportable » : des Varois héritent d’une maison squattée et ne peuvent pas la vendre

La maison familiale de Jean-Philippe, située aux Arcs-sur-Argens (Var), est squattée depuis septembre dernier par plusieurs familles. Malgré une décision de justice ordonnant leur expulsion sans délai, le préfet souhaite attendre la fin de la trêve hivernale, au grand dam des propriétaires. Pour faire avancer le dossier, ces derniers ont décidé d’écrire au président de la République.

Ils ont hérité d’une maison aux Arcs-sur-Argens (Var) qu’ils comptaient revendre mais, depuis septembre dernier, ils n’y sont plus les bienvenus. Les deux propriétaires, Jean-Philippe et sa sœur, ont été chassés par des squatteurs qui ont réussi à entrer illégalement dans le pavillon, raconte Var Matin lundi 15 février.

Des hommes, des femmes et des enfants ont emménagé comme s’ils étaient chez eux et ont même apporté leurs effets personnels. « Des tables, chaises, tapis, une madone a été installée dans la pièce principale. Je ne sais même pas ce que sont devenus les meubles, les affaires et souvenirs de ma mère », confie le quinquagénaire qui peut compter sur le soutien des habitants des Arcs-sur-Argens. « La situation est insupportable », lâche-t-il.

Le préfet repousse l’expulsionDès le lendemain de l’installation des squatteurs, Jean-Philippe s’est rendu sur place et a appelé les gendarmes qui ont constaté l’intrusion. Pour autant, les familles n’ont pas déménagé. L’homme a donc déposé plainte et a fait appel à la justice. Il a eu gain de cause en obtenant un avis d’expulsion le 3 novembre dernier. Malgré cette victoire, rien n’a évolué. La balle est désormais dans le camp du préfet puisque c’est lui qui doit mobiliser les forces de l’ordre afin d’expulser les squatteurs.Mais ce dernier a indiqué à Var Matin qu’il ne comptait pas agir dans l’immédiat. Il a rappelé à nos confrères que les familles comptaient « des enfants de très jeune âge » et qu' »il faut être attentif à ne pas les séparer. » Par ailleurs, il souhaite attendre la fin de la trêve hivernale qui a été repoussée au 31 mai prochain par le gouvernement à cause de la crise du Covid-19. Puis, il proposera des solutions de relogement aux squatteurs.Emmanuel Macron contactéTotalement écœuré par cette situation, Jean-Philippe espère obtenir l’aide du président de la République et du gouvernement. Il a décidé de leur écrire afin d’obtenir au plus vite le départ des squatteurs. De plus, l’avocat du propriétaire n’exclut pas de saisir le tribunal administratif afin que le préfet revienne sur sa décision et de demander une indemnisation de l’Etat pour le préjudice subi par Jean-Philippe et sa sœur.Cette histoire rappelle celle vécue par Roland à Toulouse (Haute-Garonne). L’octogénaire avait également vu des squatteurs prendre possession de sa maison. Pendant près de cinq mois, il n’avait pas pu récupérer son bien alors qu’il souhaitait le revendre. Finalement, grâce à une forte mobilisation et à la médiatisation de l’affaire, les occupants avaient fini par partir, le 11 février dernier, en laissant une maison dans un piteux état.

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