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« Je suis là en tant que fille d’un pédocriminel, d’un monstre » : Audrey Pulvar en larmes sur France Inter

Alors que son père décédé en 2008 est accusé d’avoir agressé sexuellement ses cousines, il y a plus de quarante ans, la journaliste et femme politique Audrey Pulvar s’est confiée au micro de France Inter, ce lundi 15 février.

Audrey Pulvar n’a pas maché ses mots et n’a pu retenir ses larmes, ce lundi 15 février au matin sur France Inter, pour évoquer son père. Grande figure du syndicalisme à la Martinique décédé en 2008, Marc Pulvar est accusé par plusieurs femmes de sa famille d’agressions sexuelles et de pédopornographie. Dans un contexte de libération de la parole des femmes, Audrey Pulvar s’est confiée au micro de la matinale d’Inter.

 

Audrey Pulvar avait 5 ans, ses cousines entre 5 et 7 ans

« C’est quelque chose de très difficile. (…) Je suis là en tant que fille d’un pédocriminel, fille d’un monstre au sens actuel qu’on donne à ce mot. Et quand vous êtes la fille d’un monstre, forcément, à un moment, vous vous demandez si vous n’êtes pas un peu un monstre vous-même », a confié la journaliste et adjointe à la mairie de Paris, tête de liste aux régionales en Île-de-France.

Elle est également revenue sur la chronologie des faits. Audrey Pulvar avait 5 ans lorsque ses cousines – alors âgées de 5, 6 et 7 ans – auraient été abusées par son père. « Quand j’avais 5 ou 6 ans, il s’est passé des choses dont je sentais qu’elles n’étaient pas normales. (…) Il y avait un climat que je ne comprenais pas, je ne savais pas ce que c’était.”

 

Ces souvenirs-là se sont cadenassés dans mon cerveau, pendant 25 ans. En revenant par flash, sans que je sache ce que c’était…

« Ma cousine Barbara, à l’époque, m’a dit un jour, elle avait 7 ans dans ma mémoire : ‘ton père met sa main ma culotte’. Ça m’avait tétanisée.  Après, ces souvenirs-là se sont cadenassés dans mon cerveau, pendant 25 ans. En revenant par flash, sans que je sache ce que c’était…”, a expliqué la journaliste, rappelant au passage qu’elle serait « toujours du côté des victimes ».

« À tous ceux et toutes celles qui pensent que l’action de mes cousines, qui aujourd’hui parlent à travers une lettre, c’est-à-dire 45 ans après les faits, serait une manoeuvre politique, soit pour m’atteindre moi qui suis candidate, soit pour abîmer la mémoire de mon père : tous ceux-là, ils ont tort », a ainsi précisé Audrey Pulvar.

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