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Incendie de la cathédrale de Nantes : l’édifice a été « régulièrement entretenu », affirme le préfet

Claude d'Harcourt, préfet de la Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, a affirmé ce mercredi que la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, touchée samedi matin par un incendie dont les causes sont encore inconnues, a été "régulièrement entretenue". "C'est un montant de plus de 20 millions d'euros qui a été alloué à l'entretien lourd de ce bâtiment en une vingtaine d'années, sans compter les frais d'entretien courant", a déclaré le préfet.

Une réunion concernant un "plan sécurité" avait été organisée en octobre et le "contrôle des installations électriques venait d'être fait", a-t-il dit.

Une enquête pour "incendie volontaire" a été ouverte par le parquet de Nantes en raison de l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale, et l'incertitude demeure sur la cause du sinistre.

Le préfet est également revenu sur la chronologie des faits: le signalement de l'incendie par un riverain à 7 h 43 et l'arrivée des premiers pompiers sur les lieux quatre minutes plus tard. Le feu a été éteint à 10 h 27 très précisément, grâce à l'intervention de 211 personnes et l'aide de 84 engins, a-t-il détaillé.

"Les dégâts auraient pu être plus grands"

Philippe Barbat, directeur général des patrimoines, a salué le travail des secours, estimant que "les dégâts auraient pu être plus grands" sans leur professionnalisme. Il a qualifié l'incendie "d'événement patrimonial grave", avec notamment la destruction d'un tableau de Flandrin, du grand orgue, de la console de l'orgue de choeur ou encore des vitraux de la façade occidentale. Le premier objectif est de "sécuriser le monument", notamment pour "mettre à l'abri le personnel qui aura besoin d'intervenir et mener des expertises qui ont déjà commencé", selon Marc Le Bourhis, directeur de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) des Pays de la Loire , qui a la responsabilité de l'ensemble des travaux.
Seconde étape, les diagnostics et les études, qui se compteront "en semaines", avant "la période de reconstruction" qui se mesurera "en années".

Toutefois la Drac a laissé entrevoir la possibilité d'une cathédrale ouverte au public pendant une partie des travaux. "Nous allons essayer d'organiser la restauration de cet édifice pour que l'on puisse au plus tôt et au mieux permettre une ouverture de l'édifice, au début très partielle (…).", a dit Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques à la Drac des Pays de la Loire.

Via LaDepeche

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