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Hervé Bonnet, directeur du Bureau d’accueil de tournage du Lot-et-Garonne : « Pas de morositude, mais une grande vigilance »

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À la mi-mars, le rideau est tombé sur le cinéma dans les salles et sur les lieux de tournage. Six mois après, le bureau d’accueil de tournage reprend peu à peu le cours normal de ses activités. Son directeur annonce une innovation qui doit faire date ; une plate-forme internet pour collégiens et lycéens.

Les salles de cinéma vivent des moments difficiles liés à la crise sanitaire. Quel est l’état de santé du bureau d’accueil tournage que vous dirigez six mois après le début du confinement ?

Hervé Bonnet : « Le plus étonnant est que le confinement n’a pas marqué l’arrêt des contacts avec les sociétés de productions même si le rideau été tiré du jour au lendemain. En fait, nous n’avons pas arrêté d’être sollicités. Dès le printemps, le secteur de la production se projetait dans l’après. D’après les informations que nous pouvons avoir, il se produit des embouteillages dans les tournages à Paris car il s’agit de finir ce qui avait été entamé pendant l’hiver. Il convient aussi de ne pas tarder car, par exemple, des scènes avec des enfants n’ont plus de sens si elles sont tournées neuf mois après. Les premiers à reprendre, ce sont les séries car ils tournent en studio, dans un environnement contrôlé, sans déplacement d’équipe… En revanche, les salles de cinéma vivent une crise sans précédent. Elles sont vraiment en difficulté alors que l’expérience du cinéma, c’est avant tout une expérience collective.

En Lot-et-Garonne, vous annonciez en mai un retour des tournages pour cette rentrée de septembre. Ils ont repris ?

Pour être exact, ils n’ont pas encore repris. Ce sera plutôt pour octobre et novembre. Par an, nous avons entre trois et cinq courts-métrages accueillis en Lot-et-Garonne. De la fin octobre au mois de mai prochain, une demi-douzaine de tournages sont en discussion. Nous sommes aussi en contact avec des réalisateurs. Ça reprend pendant l’automne, des tournages ont été repoussés à 2021 aussi […] En fait, on constate que la situation sanitaire stable en Lot-et-Garonne n’a pas forcément joué. Aujourd’hui, les équipes de tournage s’adaptent au protocole sanitaire en vigueur. Ça reprend et le système s’adapte, avec moins de jours de tournage, moins de décors à changer. En moyenne, le surcoût lié à la crise sanitaires est estimé à 20 %.

15 longs-métrages, 27 courts et 10 documentaires depuis 2012. Selon vous, que manque-t-il au Lot-et-Garonne ?

Ça fonctionne bien désormais. Le département est très identifié pour le court-métrage et c’est essentiel car le court-métrage n’est pas un petit film. Ses réalisateurs sont ceux de demain. Le Lot-et-Garonne est également identifié par le cinéma d’auteur. Stéphane Brizé par exemple avait envie de revenir et le BAT a trouvé le décor principal de son film (le réalisateur était en Lot-et-Garonne en janvier dernier, NDLR). Au BAT, on est persuadé que la promotion d’un territoire se fait par la qualité des films que l’on accueille. Je le redis, nous sommes identifiés pour le court-métrage et le cinéma d’auteur. Il est également évident que l’appel d’air généré par un autre Bonheur est dans le pré aurait un impact direct auprès du grand public, en matière de tourisme par exemple. Il est bien évidemment dans nos projets de faire venir un projet plus lourd. Nous l’avons vu pour « En guerre » de Brizé. Sa sortie en salles en 2018 a été un moment charnière pour nous. En moyenne, en Lot-et-Garonne, c’est trois à quatre courts-métrages et deux longs-métrages par an. On veut garder cette énergie-là. Il arrive aussi que des projets ayant nécessité des mois de boulot ne voient aucun aboutissement. C’est la loi du genre […] Ici on revendique une authenticité de décors qui ne convient pas à tous les projets. Le lac de Casteljaloux, même avec une machine à vagues, ça ne le fait pas.

Quel est votre état d’esprit aujourd’hui, six mois après le début du confinement ?

Aucune morositude si vous me permettez l’expression, mais une extrême vigilance. […] Je ne vais pas vous dire qu’au sein du BAT, nous n’aimerions pas bénéficier de recrutements supplémentaires et de moyens plus conséquents. Mais nos conditions de travail sont imbattables. Franchement, l’énergie est là, les partenaires que peuvent être Ecrans47, la Ligue de l’enseignement, le Florida, les élus et les collectivités ne nous font pas défaut… On fait avec nos moyens mais ça ne nous empêche pas de faire.

Les résidences d’écriture Canal et Sofilms, des tournages chaque année… Quelle peut-être la prochaine étape pour le BAT ?

Notre envie est de devenir un territoire de postproduction, pour l’étalonnage et le mixage. C’est aussi une façon de rediriger la manne du cinéma pour le département. En règle générale, on estime que pour 1 euro investi, c’est entre 3 et 5 de retombées économiques directes. Depuis la création du BAT en 2012, on estime que ces retombées se situent entre 3 et 4millions d’€. Ce n’est pas négligeable. »

Un plan, Comett

Janvier pour la mise en ligne, septembre2021 pour le lancement dans le cadre de la 3e édition du festival du court initié par le BAT et Ecrans47. Ce sont les deux moments clé du placement sur orbite de Comett, une plate-forme imaginée par Hervé Bonnet. « J’ai vécu ici comme ado et le regard que peut avoir cette génération sur le département est en règle générale négatif. Notre but est de porter une autre image, plus valorisante, du territoire. »Le cinéma et internet peuvent être les outils. Les collégiens et les lycéens sont la cible. Sur Comett, des courts-métrages, des analyses par film, des interviews des réalisateurs, des ateliers livrés clé en main. « Pour chaque film, on veut proposer son scénario tel qu’il a été conçu par le réalisateur, son plan de travail. On veut aussi déborder sur les techniques propres au cinéma et les expliquer. »Chaque film sera géolocalisé « pour permettre de voir où il a été tourné ». Plus globalement, Hervé Bonnet veut s’adresser à cette tranche d’âge qui ne fréquente pas forcément les salles obscures « pour leur montrer qu’en Lot-et-Garonne, on sait faire, on sait innover. » Ce site internet ne doit pas être figé, son contenu doit être renouvelé avec l’apport de nouveaux courts-métrages.

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